★ A chaque photo sa légende ★

8 jours passés au CHU entre le service réa, la médecine interne, la néonat pour enfin arriver en maternité (racontés ici et ). A chaque « étape » de cette épopée des photos ont été prises. J’aime bien l’idée de pouvoir montrer, plus tard, les photos à Misha de ses premiers jours de vie
★★★

Voici la première photo faite à la maternité. Nous venions d’arriver (nous étions rentrés la veille de la césarienne, comme prévu) et j’ai eu le droit à un monito de contrôle et à la prise de tension (constante). J’avais encore le sourire, cette césarienne était prévue, j’avais eu 3 mois pour faire le deuil de mon accouchement par voie basse et pour m’y préparer.

Encore souriante…

Première photo, en salle de réveil après la césarienne. Misha est en peau à peau avec moi, deux petites heures vraiment agréables: mes premiers instants de Maman!

Première visite de Misha pour venir me voir en réa. Elle a juste quelques heures…

Pouvoir la tenir dans ses bras (avec de l’aide puisque je n’avais pas de force et j’étais branchée de partout). C’était aussi le premier échange de doudou. Elle en gardait un avec elle et me laissait l’autre et le lendemain nous les échangions!
Les photos ont été faites par Marie-Françoise, l’auxiliaire de puériculture qui nous a accompagné dans ces moments.

Deuxième jour et deuxième visite de Misha pour venir me voir en réa. Posée sur moi, elle cherche mon sein (mais je ne pouvais pas l’allaiter puisque je prenais des médicaments pas nécessairement adaptés).
En ce deuxième jour, elle était plus éveillée et m’a montrée ses jolis yeux!

Et pendant que j’étais en réa puis en médecine interne, Misha était en « hébergement » au service néonat’.
Son petit berceau avec son plaid moche du CHU, le tableau d’information (son poids, le numéro de téléphone de Juju…), le lit de Juju (qui restait dormir avec elle), et Juju après lui avoir donné un biberon (la blouse était obligatoire au moment des « soins »).

Une fois arrivée en maternité, j’ai pris le temps d’installer  de faire installer par Juju la guirlande que j’avais apporter. Le soir, elle mettait une petite ambiance et lumière sympa et surtout moins agressive que les néons. Toutes les professionnelles ont trouvé ça super sympa, mais sur la photo, ça fait surtout méli-mélo de fils!

Misha dans son berceau, avec son doudou et son petit bracelet de naissance scotchée à son berceau. Dès le deuxième jour, elle ne l’avait plus à son petit poignée, il avait été accroché au berceau.

Moments de changes avec son Papa (Juju)

Petite houpette sur la tête…

Photo faite par Juju qui s’amusait avec les doudous de Misha. Vous pouvez remarquer, au passage, que le plaid moche de néonat a vite été troqué contre celui que je lui avais cousu!

Feuille de « suivi » mise en place une fois arrivée en maternité. Ca me donnait l’impression d’être au travail (en crèche, on notait souvent les heures de couchers/levés, les changes, jeux…) et comme au travail, j’oubliais souvent d’écrire les informations dessus!

Petite sieste après un bon temps de peau à peau toutes les deux.

Sur son chic plaid avec son chic pyjama!

De doux moments en peau à peau

Moment calin lors d’une tétée (une des premières).

Des visites à la maternité ( que nous avons beaucoup limité)

Tata Salomé

Papy Fred… qui dessinait chaque semaine Bébé sur mon ventre

Mamy Freddy

« Coussin » Noah

Mamy Brigitte

Mais il y a aussi eu Tonton/Parrain Olivier, Tata Céline et Cousin Wellan, Papy Dom et Tatan Dan.

♥♥♥

★ Nos premiers instants vraiment ensemble ★

Il aura fallu attendre 4 jours après mon accouchement pour que j’aille enfin en maternité et que je sois réunie avec Misha.
Le brancardier m’a déposée dans ma chambre (une différente de celle de notre arrivée 5 jours plus tôt). Je suis seule à attendre que Juju et Misha me rejoignent. Ils sont encore en néonat. En attendant, je fais la connaissance de Cindy, une très très jeune aide-soignante de la maternité. Nous allons bientôt passer nos premiers instants vraiment ensemble.

Arrivent enfin Juju, Misha et une auxiliaire du puériculture de néonat, chargés de toutes nos affaires. Je pleure, nous voilà enfin ensemble pour de bon. L’auxiliaire me donne des informations sur Misha, son dernier biberon mais je ne retiens rien. Je regarde juste Misha, paisiblement endormie dans son berceau. Elle est belle, vraiment très belle, je n’en reviens toujours pas. C’est ma fille, elle est là, enfin, avec moi.
Mais c’est aussi dur puisque je prends conscience que je ne la connais pas. Je l’ai seulement vue 3-4 heures depuis sa naissance. Je ne connais rien de son rythme, de ses habitudes, de ses mimiques, de ses besoins, de sa manière d’être, de pleurer. J’ai l’impression d’avoir un Bébé inconnu face à moi. Juju me rassure et cela me rassure aussi puisqu’ils se connaissent.

Nous allons devoir tous trouver notre place. Pour Juju aussi ça change, il s’occupait seul de Misha, lui donner le biberon et maintenant, je vais l’allaiter et prendre aussi une place.
Freddy , qui a fait l’aller-retour depuis Baden où elle est en vacances avec Elise et tous les petits, arrive aussi à ce moment-là. Elle découvre sa petite fille. Elle n’est pas arrivée au moment le plus adapté et ne restera qu’un petit quart d’heure.

Cindy est repassée nous voir, avec une jeune stagiaire. Elles posent sur ma table, 6 petits biberons de lait en me disant « vous essayerez de la mettre au sein à 18heures au plus tard et si elle ne veut pas, vous lui donnerez un biberon ». Je ne réponds pas, mais ça ne va pas du tout. Elle me propose aussi du sirop pour Misha « si elle a des coliques ». On est à peine arrivée en maternité que j’ai déjà envie de partir. Je pleure à nouveau (et encore), je VEUX allaiter Misha, je ne veux pas « juste essayer ». Je me sens bien seule et plus soutenue du tout ( enfin, par Juju si).
Lorsque la sage-femme vient me rencontrer pour me rebrancher ma perfusion et me défaire la deuxième, je fonds à nouveau en larme. Je lui explique tout ce qui ne va pas. Elle a aussi les larmes aux yeux (je sens que ça la touche, elle a une petite fille de 9 mois qu’elle allaite encore). Elle me rassure, me dit que « les biberons ne servent à rien, on va les cacher pour ne plus que vous les voyiez (et elle les mets dans un placard). Quand Misha se réveillera vous m’appellerez pour qu’on essaye de la mettre au sein si vous avez besoin ». Je suis un peu rassurée et je sens que je peux compter sur elle. D’ailleurs, pendant tout mon séjour, elle sera très présente, soutenante et rassurante.
Elle m’explique aussi qu’il va falloir que je me mette debout, que je commence à marcher:  » Normalement, à J1 on se met debout et à J2 on prend sa douche ». Moi je suis à J4 et je ne tiens pas encore debout! Ce n’est pas facile, la cicatrice me tire énormément. Mon premier tour aux toilettes me demande beaucoup d’énergie et Juju finit par me soutenir pour que je retourne m’allonger puisque je ne me sens pas bien.

Puis on est tous les trois dans la chambre. Je ne sais pas quoi faire, je n’ose pas prendre Misha dans mes bras et d’ailleurs, je ne suis pas capable de la sortir seule de son berceau. Lorsqu’elle se met à pleurer, je pleure avec elle, je me rends compte que je ne connais même pas son pleur et je ne sais pas vraiment ce qu’elle a. A-t-elle faim? A-t-elle mal au ventre? A juste-elle besoin de pleurer et de s’exprimer? D’ailleurs, je me demande comment vit-elle tout ce qui se passe? Juju ainsi que l’équipe de néonat lui ont expliqué tout ce qu’il se passait et moi aussi lorsque l’on s’est vu…
Vient le moment où on essaye de la mettre au sein. Je la prends en peau à peau contre moi. La sage-femme m’a conseillée de la prendre au maximum en peau à peau pour moi, pour mon plaisir et mon besoin personnel mais aussi pour elle et pour stimuler l’allaitement. Nous sommes donc l’une contre l’autre, son corps chaud contre le mien. Elle finit par arriver à prendre mon sein et téter. Je suis heureuse, soulagée et émue de la voir ainsi. Ce moment, je l’attendais depuis longtemps sans trop y croire. Elle qui jusqu’à présent était nourrie au biberon (qui coulait tout seul et très vite), arrive à faire l’effort de téter. Je revois son petit corps nu avec sa peau plus foncée et rouge contrastant avec le mienne!

La première nuit, Juju est resté dormir avec nous. Jusqu’à présent, il restait dormir dans la chambre de Misha en néonat, s’occupant d’elle aussi la nuit quand elle en avait besoin. Cette première nuit, je me sentais bien incapable de m’occuper de Misha toute seule puisque je me levais péniblement seulement depuis quelques heures. Une première nuit pas vraiment évidente, Misha n’arrivait pas à bien prendre le sein, elle tétait à peine plus d’une minute.

J’ai très peu dormi de la nuit, essayant de la remettre au sein régulièrement puisqu’elle réclamait. Juju ne s’est pas réveillé de la nuit… depuis que l’on est ensemble, il ne l’entend plus pleurer la nuit! Je ne l’ai pas réveillé non plus puisqu’il ne pouvait pas m’aider à allaiter. Cette nuit là, j’ai aussi changé pour la première fois sa couche. Comme je ne tenais pas longtemps debout, je l’avais déshabillé et rhabillé sur mon lit. Je me suis aussi retrouvée face à moi-même au moment du change: à son quatrième jour, je ne savais même pas comment elle était nettoyée jusqu’à présent: avec ou sans savon? avec lequel?… Je me suis débrouillée, mais je me suis rendue compte une nouvelle fois que je ne connaissais rien de ses habitudes.
Lorsqu’une aide-soignante est venue me voir vers 6 heures du matin, je me suis faite grondée de ne pas les avoir appeler pour m’aider à mettre Misha au sein. De manière un peu brusque elle le fait, lui ouvrant grand la bouche, lui appuyant fort sur les joues pour qu’elle tête. Elle n’a pas vraiment l’habitude de devoir forcer pour avoir du lait. Elle repart et je me sens bien seule. Est-ce que ça vaut vraiment le coup que je continue l’allaitement? Y arrivera-t-elle? Puis vient la sage-femme, elle me rassure, me donne des astuces et m’aide plus doucement à mettre Misha au sein… et ça marche, elle tête bien! Ca me réconforte dans mon choix de l’allaitement et dans sa capacité à téter.

Premier matin en maternité, je suis fatiguée et je comprends mieux pourquoi on m’a dit qu’il fallait que je dorme dès que Misha dort. Il faut que je récupère pour assurer ensuite. Juju est toujours très présent pour Misha et pour moi. C’est principalement lui qui la change, ce qui m’évite de rester trop longtemps debout.
D’ailleurs, je suis censée prendre ma douche (pour rappel « à J2, après une césarienne les mamans doivent faire leur douche »… et moi je suis à J5 et debout seulement depuis l’après-midi de la veille). La chaise qui est dans ma douche est bien utile puisque j’ai du mal à tenir debout. A chaque fois que je suis dans la salle de bain, je laisse la porte entrouverte pour que Juju puisse venir si j’ai besoin. Et j’ai bien fait puisqu’au moment de me sécher, je ne me sens pas bien. J’appelle Juju et lui demande d’appeler quelqu’un parce que je sens que ça ne va pas aller mieux. Il arrive mais je ne vois et n’entends déjà plus rien.

Au bout d’un moment, j’entends, très très au loin, des voix qui me disent qu’elles vont m’aider à aller sur mon lit. En effet, je me retrouve sur mon lit, mais j’ai énormément de mal à revenir à moi. Je pense que c’est une des premières fois que je mets autant de temps à revenir à moi. Je sens vaguement que l’on me prend la tension (qui était normal), j’ai du mal à ouvrir les yeux et je pleure (quand je perds connaissance, je perds souvent, sans comprendre d’où ça vient et sans maitriser, c’est assez bizarre). La sage-femme me dit de me reposer, j’ai fait un malaise vagal. Juju est autorisé à revenir dans la chambre.

D’un côté, j’ai Misha qui dort dans son berceau et de l’autre Juju assis sur le fauteuil. Je suis épuisée et m’endors. Mais j’ai d’énormes sursauts régulièrement. Depuis la césarienne, je me sens pleine de tensions dès que je m’endors, c’est très désagréable. Ce malaise me montre que je suis encore assez faible, il faut que j’y aille encore doucement.

Nous commençons à avoir un peu de visites, mais nous les limitons beaucoup. Je préfère me reposer tranquillement, continuer à mettre en place l’allaitement et être tous les trois, se découvrir toutes les deux. La famille est aussi impatiente de venir rencontrer Misha.
Lorsqu’elle était en néonat, Misha avait le droit aux visites (durant deux heures). Mais par égoïsme, je ne préférais pas qu’elle en ait. Je n’avais pas envie que des personnes passent plus de temps que moi avec elle, qu’elles voient défiler la famille alors que j’étais loin d’elle. C’était peut être bête mais comme nous n’étions pas encore réunies, j’avais ce positionnement, que Juju a d’ailleurs respecté sans problème (ainsi que la famille). Après coup, lorsque j’en ai parlé à la personne avec qui on a fait l’hapto, elle a dit que ce n’était pas égoïste mais approprié pour Misha qui avait besoin de stabilité et de repères ( par Juju, l’équipe qui s’en occupait aussi et moi). Au final, ce n’est peut être pas complètement de l’égoïsme mais un peu quand même je pense!

L’allaitement continue doucement à se mettre en place. Parfois Misha arrive très bien à téter, parfois elle a du mal, elle cherche mais n’y arrive pas. Je commence aussi à avoir des montées de lait un peu douloureuses. L’allaitement, ce n’est pas évident, je le savais bien mais là j’en prends vraiment conscience. Il faut s’accrocher et je pense que la motivation est vraiment importante! La motivation je l’ai, faut juste que je m’accroche!

Les nuits Misha dort plutôt bien. Tellement bien, que je la réveille pour lui donner le sein (pour qu’elle tête toutes les 4/5 heures). Lorsqu’elle était en néonat et nourrit au biberon, elle avait perdu du poids comme tous les bébés et elle avait recommencé à le prendre. Sauf qu’avec la mise en place de l’allaitement, elle a reperdu du poids à nouveau. En attendant qu’elle en reprenne, il faut que je continue de la réveiller. Mais je suis bien consciente d’avoir de la chance qu’elle dorme bien.
Dans la journée, je profite d’elle, d’être près d’elle. Les sages-femmes m’ont dit qu’il fallait que je profite que « ça n’en fera pas une enfant plus capricieuse ». J’aime la sentir contre moi, sur moi. Nous faisons des siestes ensembles, ça me fait du bien (y’a encore un petit côté égoïste puisqu’elle ne demande rien).

Nous avons droit à une visite très sympa… Marie-Françoise. Marie-Françoise, est pour moi, la personne qui m’amenait Misha lorsque nous étions séparées, c’est aussi la personne qui s’en occupait. Elle ne travaillait pas le jour où Misha et moi nous nous sommes retrouvés en maternité mais elle m’avait dit qu’elle passerait surement nous voir. C’est un moment très émouvant puisque nous avons beaucoup discuté.

Elle nous a expliqué avoir apprécié « accompagner notre famille ». Nous avons eu la chance d’être dans une période où elle a pu se détacher facilement pour venir me voir avec Misha, en plus, le hasard du planning à fait que c’est toujours elle qui se détachait. Ca nous a permis de créer une relation sur la continuité. J’ai aimé avoir sa manière de voir les choses. Elle a trouvé Misha très fatiguée le premier jour, après sa naissance mais lorsqu’elles étaient venue me voir, elle l’a trouvé attentive et m’a trouvée très présente aussi par rapport à ma césarienne/opération (et par rapport à d’autres mamans).

Mais c’est surtout au deuxième jour qu’elle a trouvé Misha très éveillée, surtout lorsque l’on s’était vue. Elle nous a trouvé tous les trois très unis et présents. Lorsqu’on lui a parlé de notre parcours (hapto/blog et photos/projets naissance…), elle a compris notre implication. A chaque rencontre, elle prenait beaucoup de photos, avec mon téléphone pour que je puisse les avoir avec moi, avec mon appareil photo pour garder des souvenirs… Elle trouvait que cette étape était importante dans la vie de Misha et les photos permettront de lui en parler et lui montrer où elle était et comment ça se passait.

C’était un moment vraiment sympa et émouvant. Je crois que je n’arrive à tout redire ou partager tout ce qui s’est dit et tout ce qui s’est échangé à ce moment-là. Le fait d’en reparler avec elle me fait à nouveau pleurer. Marie-Françoise me propose de venir visiter le service néonat quand je le souhaiterais si j’en ai envie. Pendant toute sa visite, Misha dormait mais avait beaucoup de sourire dans son sommeil, c’était marrant!

Dans les visites, nous avons aussi l’obstétricienne qui m’a suivi pendant ma grossesse et qui m’a fait ma césarienne qui vient nous voir. Elle vient prendre de nos nouvelles et nous expliquer ce qui c’est passé pendant l’opération. Le fibrome était donc bien plus gros que ce que l’on avait vu aux échographies. Il avait un pédoncule à l’avant ce qui a permis de le retirer et sans conséquences à priori sur des nouvelles grossesses permettant aussi un accouchement par voie basse. Je crois que c’est le seul côté positif de cette histoire. Le suivi post-grossesse sera aussi plus simple du coup.

Les jours passent, je vais mieux mais je pleure encore beaucoup. Principalement si on me demande si ça va, oui je vais bien mais cette question me fait pleurer donc je perds toute crédibilité de dire que « ça va » en pleurant. En même temps, tout le monde est gentil et me rassure en me disant que c’est normale et important de pleurer après tout ce que l’on a vécu.
Juju est toujours très présent (il a posé deux jours en plus pour ne pas retourner travailler en fin de semaine) pour Misha et moi. Et j’en ai besoin, il me rassure puisqu’il peut prendre le relais si je fatigue trop (au milieu du bain/à la fin d’un change…). Le soir il rentre se reposer et dormir à la maison et le matin je l’attends pour faire le bain de Misha mais aussi pour me laver (mon malaise m’ayant fait un peu peur!).

Dimanche, on me demande quand est-ce que je souhaite sortir. On en parle régulièrement avec Juju, j’en ai marre du CHU ( bien qu’ils soient tous gentils et m’accompagnent bien), j’ai envie que l’on rentre tous les trois chez nous et en même temps, je crois que j’ai un peu peur. L’allaitement se mettant tout juste en place (et commence déjà à être douloureux), Misha n’a pas encore repris un peu de poids et je suis encore très fatiguée et faible (je pense aussi à nos trois étages sans ascenseur). On me dit que je peux prendre mon temps, y réfléchir (eux sont plutôt partant pour mardi).
Lundi matin, c’est décidé, nous avons passé une bonne nuit et j’ai envie de sortir. Je préviens la sage-femme (qui n’était pas au courant et qui pensait que je sortais mardi), l’interne doit passer me voir. Mais avant, je dois faire ma prise de sang et Misha aussi et surtout, nous devons attendre les résultats. L’attente est longue, très longue… On me parle de mettre un traitement pour la thyroïde, mais je ne comprends pas puisque jusqu’à présent, ce problème avait été exclu?!

Je demande à l’interne de me réexpliquer tout ce qui m’a été fait et ce que j’ai eu puisque j’ai énormément de mal à comprendre. Il nous refait un tour rapide de ce que j’ai eu, ponctué de « d’accord » à chaque fin de phrase et nous expliquant que mon hypercalcémie pourrait quand même venir de la thyroïde. On doit attendre les résultats de la prise de sang. Pour Misha, son taux de calcium de sa dernière prise de sang était toujours en normal haut, on doit aussi attendre pour savoir ce que l’on fait et une nouvelle prise de sang et programmée pour la semaine suivante et en attendant, une « poche pipi » lui ai posé.
Nous attendons encore et encore. C’est l’occasion pour moi d’aller visiter le service de néonat. C’est la première sortie de ma chambre. Nous arpentons les couloirs jusqu’au service. Pour y rentrer, il faut sonner et attendre que l’on nous ouvre. On passe d’abord par l’unité kangourou et on arrive en néonat où Marie-Françoise nous « reçoit ». Les couloirs sont agrémentés de stickers Moulin Roty (Juju m’avait déjà montré des photos), tandis que ceux de la maternité sont de Ségo de Série-Golo. L’unité est très calme. Il y a plusieurs chambre (6 je crois) qui peuvent accueillir un ou deux enfants. La chambre de Misha accueille une nouvelle petite fille.

Ca me fait bizarre de me retrouver là, Misha y a séjourné 4 jours. Juju a passé beaucoup de temps à ses côtés pour ne pas qu’elle soit seule. Une autre personne de l’équipe vient nous voir, c’était elle qui était venue chercher Misha après la césarienne, elle trouve qu’elle a déjà beaucoup changé. J’ai le droit à toute l’explication du fonctionnement du service néonat, je croise aussi une maman en blouse qui va donner le biberon à son enfant. Quand Juju était en néonat, il devait mettre une blouse à chaque fois qu’il faisait un « soin » à Misha ou qu’il lui donnait le biberon (dans ce service, il n’y a pas que des enfants en « hébergement » comme l’était Misha).
Je finis par accélérer la conversation et à partir un petit peu rapidement… je commence à me sentir mal. Nous sortons et je m’assois sur la première chaise venue. Je crois que cette première sortie était un peu trop longue pour moi, je ne tiens toujours pas longtemps debout (sans bouger), comme quand j’étais enceinte. Je fatigue vite et me trouve à la limite du malaise.

De retour dans la chambre, nous attendons toujours les résultats des prises de sang. Les miens arrivent, mon taux de calcium est bon, donc pas de traitement (et je dois continuer mes prises de sang pour le surveiller pendant un mois). Pour ceux de Misha, on attend d’avoir l’avis du pédiatre et du médecin pour savoir si on doit lui donner ou non la vitamine D (son taux de calcium étant normal haut). Et à 16 heure, nous avons enfin l’autorisation de sortir!!

Je sors de la maternité… cela faisait 8 jours que je n’étais pas sortie. Le magnifique soleil me pique les yeux, Misha aussi a du mal avec autant de luminosité. Le voyage en voiture « remue » beaucoup et me stresse un peu. Ce n’est pas agréable du tout sur mon ventre et ma cicatrice.
Et nous voilà, tous les trois à franchir la porte de chez nous, une nouvelle vie commence, celle que nous avions tant attendue!
Je pleure, beaucoup, tout le temps. Je suis contente, heureuse mais je ne peux m’empêcher de pleurer depuis une semaine. Les hormones surement? Une des sage-femme m’avait donné les cordonnées des psy du CHU, j’y pense souvent… Pourquoi je pleure autant? J’en suis rendue à me demander si je ne fais pas un baby blues ou une super dépression post partum…??! mais je n’ai pas l’impression que c’est ça non plus. Juju me rassure, est à mes côtés et est patient. Au fond de moi je me dis qu’il faudrait peut être que j’aille voir un des psy. Je me laisse une semaine pour remonter un peu niveau moral avant d’en contacter un. Par moment, j’ai l’impression que ça va mieux et d’un coup je fonds en larmes.
Au final, les jours passent, je pleure de moins en moins. On peut même dire que je ne pleure plus (sauf quand je raconte tout ce qui c’est passé, ou que je parle de la néonat et de notre séparation). Je vais donc mieux, et tant mieux!

Je souhaite revenir un instant sur l’allaitement. Pendant les 4 jours où j’ai été séparée de Misha, je me suis raccrochée aux moments passés ensemble et à l’allaitement. Avant d’accoucher, j’avais prévu d’allaiter, ça me tenait à coeur. Je trouve que l’allaitement et ce qu’il y a de plus adapter aux besoins des enfants et de naturel. Seulement, mon accouchement et les jours ont suivis ne se sont pas du tout passés comme prévu, me séparant de Misha dès sa naissance. Je n’ai pas pour autant abandonné mon envie d’allaiter.

Avec du recul, je peux même dire que cette séparation a augmenté mon envie d’allaiter. Je crois que c’était pour moi une façon de me raccrocher à Misha, à mon rôle de mère alors que j’étais loin d’elle. L’allaitement était devenue LA façon de créer un vrai lien avec elle et de prendre la place que je n’avais pas pu prendre dès le début. Il fallait donc à tout prix que ça marche, en tout cas, à ce moment là je le pensais. Je crois que j’ai eu beaucoup de chance que ça marche parce que mettre en place un allaitement 4 jours après la naissance, ce n’est pas gagné d’avance.

La vie à trois s’organise doucement et très bien. Il faut dire que Misha est pour le moment « facile à vivre » comme je le dis souvent. On en profite, je me repose, je fais des siestes avec elle. Les nuits se passent bien. Au début, je continue de réveiller Misha pour la faire téter. Et en fin de semaine la sage-femme vient pour la peser mais aussi pour me conseiller pour l’allaitement (et pour mes crevasses).

Misha prend bien du poids, sa courbe va très bien. Je décide donc d’arrêter de la réveiller la nuit et d’attendre qu’elle se réveille quand elle en a besoin. Au final, elle ne tête qu’une fois la nuit (une fois entre 20h/22h, une fois entre 2h/4h puis le matin vers 7/8h environ), cela me permet de bien me reposer. C’est ce que j’appréhendais le plus: gérer le manque de sommeil, mais le rythme de Misha me permet de bien me reposer, c’est vraiment agréable.
Nous avons, la première semaine, limité les visites pour que je puisse encore me reposer. Je sors peu et pas longtemps. Je me rends compte (en discutant avec mon père), que je n’ai pas seulement eu une césarienne, j’ai eu « une opération » qui a duré plus de deux heures. Cela me permet de me rendre compte que c’est peut être normal que je sois encore faible et fatiguée, ce n’était pas anodin! De plus, je suis en anémie ( j’ai un traitement qui m’a été donné par le CHU), c’est aussi fatiguant. J’ai de la chance puisque Juju (en congé paternité/vacances…) est présent et participe au quotidien.

Aujourd’hui, je vais bien mieux. Ma cicatrice et mon ventre ne me font plus mal, je peux bouger sans problème (mais sans forcer ou faire du sport pour autant). Nous sortons, nous promenons et profitons des derniers moments de vacances de Juju. Misha va bien, elle dort toujours bien la nuit. Ces périodes d’éveil sont de plus en plus nombreuses mais surtout plus longues. Lorsque l’on sort, on se rend compte qu’elle nous suit beaucoup du regard (face à des inconnus mais aussi face à la famille!). Nous avons trouvé notre rythme, tous les trois, en famille!!
Je ne regrette pas du tout d’avoir accouché au CHU, je pense que ça m’a permis d’être vraiment bien prise en charge et rapidement. Toutes les équipes ont toujours été très agréables, gentilles et présentes pour Misha et moi. Bon, y’a bien eu Cindy… (qui d’ailleurs, n’ai jamais revenu dans ma chambre après cette épisode, bizarre, surtout que les professionnelles s’occupaient toujours des mêmes chambres 😉 !)!! J’ai même rencontré des personnes vraiment sympa (cette infirmière de médecine interne avec sa petite fleur à sa poche, l’aide-soignante qui m’a proposée une vraie douche(brancard), une autre avec l’aide-soignante de réa, une sage-femme) à qui je repense souvent.
Bon, j’avoue, la nourriture n’était pas terrible (mais je suis aussi difficile)! On avait quand même le choix de nos repas (ils venaient nous voir avec stylet et petit ordi pour prendre nos commandes). L’avantage, c’est que je suis ressortie en ayant perdu tous mes kilos de grossesse (mes 13 kilos envolés, m’amenant à un poids inférieur à mon début de grossesse comme j’ en avais perdu 5 au début), bon, mon ventre est toujours là, flagada!
Je suis amenée à retourner au CHU pour la dernière prise de sang de Misha, pour mon suivi post-césarienne, et mon scanner la semaine prochaine.
Je garde quand même un bon souvenir de ce séjour, malgré tout ce qui s’est passé, malgré tous mes pleurs, parce que c’est aussi la naissance de ma fille et parce que les équipes ont rendu ce séjour très humain et agréable.

♥♥♥

★ Passer du service maternité au service réa: la naissance de Misha ★

 

J’ai un petit peu de mal à revenir sur mon blog. Déjà parce que j’ai un peu moins de temps depuis que Misha est née. Mais aussi parce que j’avais envie et besoin de commencer à rééecrire par sa naissance. Mais ce n’est pas si simple d’arriver à poser les mots de ce moment qui a été si particulier et si différent de ce que l’on avait pu s’imaginer.
Nous avons passé une semaine au CHU, 8 jours plus exactement, plein de complications, de rebondissements, de désespoir, d’attentes, d’incompréhensions, de pleurs mais aussi de bonheur. Je ne sais pas trop par où commencer, il s’est passé tellement de choses… Passer du service maternité au service réa, ça n’est pas simple.

Dimanche après-midi, nous nous sommes rendus comme prévu au CHU. Nous devions rentrer au service maternité pour 17 heures. Nous sommes partis de l’appartement, avec nos nombreux sacs, j’avais l’impression de partir en vacances. En fermant la porte de l’appartement, j’ai pris conscience que la prochaine fois que je la franchirais, nous ne serions plus deux, mais trois: une famille.
Tout content, nous sommes arrivés au service maternité. J’étais attendue, j’étais « la césarienne » (je devais surement être la seule programmée pour être repérée si facilement). On nous a installé dans notre chambre. Une chambre individuelle, j’étais rassurée et soulagée. Et là, on a attendu que l’on vienne nous voir, on se regardait, sans trop savoir quoi faire, s’installer? goûter? lire le livret d’accueil…??

Une infirmière est venue me faire un monito et me prendre la tension. Ma tension était haute, mais je n’étais pas étonnée puisque depuis le mois de juin, elle montait doucement mais surement! La sage-femme qui me suivait pour mon monito hebdomadaire m’avait même parler d’une césarienne plus tôt que prévue si elle continuait à monter. J’ai eu le droit à un long monito de 45 minutes (Bébé allait bien), avec la tension qui se prennait automatiquement toutes les 5-10 minutes. Là, les choses se sont un peu accélérées, ils m’ont fait une première prise de sang. L’anesthésiste de garde est venue m’expliquer que ma tension était haute et qu’il y avait un risque de césarienne par anesthésie générale.

Ca y est, ça ne va plus, je ne vais plus bien et pleure! Ce n’était pas du tout prévu comme ça, ce n’est pas ce que l’on voulait. Cette césarienne, j’avais fini par l’accepter mais pas de cette façon. Je suis toujours sous monito et l’appareil à tension continue de me surveiller. On vient en plus me faire un électro-cardio-gramme. On patiente et attend les résultats. Juju me rassure comme il peut en me disant « qu’il n’y a pas de raison ». En effet, y’en a pas mais je ne le sens pas pour autant.

On revient nous voir pour nous dire que la prise de sang a montré que j’avais un taux de calcium très élévé. Ils me demandent si je suis au courant, si ça a déjà été vu. Non, on ne m’a jamais parlé de mon taux de calcium. Nouvelle prise de sang et de nouveau on attend, on me fait aussi de nouveau un ECG. La nouvelle tombe: je suis en hypercalcémie. Oui, mais alors? Cela peut engendrer des troubles du rythme cardiaque (que j’ai déjà à priori). Je vais être transférée en réa pour pouvoir être surveillée et je vais y passer la nuit.
Le terme de « réa » fait déjà moitié peur. Mais j’ai surtout peur pour Bébé, peur d’avoir une césarienne sous anesthésie générale, peur d’être séparée…
Une fois la décision prise par les médecins, je suis tout de suite transférée en réa, allongée dans mon lit. On laisse nos sacs dans la salle du personnel, l’anesthésiste et un interne m’amènent en réa. Avant de partir, ils m’ont aussi brancher pour surveiller mon rythme cardiaque (je suis « scoppée » comme ils disent). L’hôpital est désert en ce dimanche en fin d’aprèm, nous passons par des couloirs qu’ils ouvrent avec leurs pass. Je pleure et tremble.

Lorsque l’on arrive en réa, Juju est envoyé en salle d’attente et 5-6 personnes m’attendent. Elles sont toutes autour de moi. La question que l’on m’a beaucoup posé « vous avez froid? » (parce que je tremble très fortement), non je n’ai pas froid, c’est nerveux. On me met dans une chambre, des personnes me déshabillent pour me mettre une chemise de nuit, une autre arrange mes coussins, une parle de sonde, le médecin regarde mon dossier et discute avec l’anesthésiste (je l’entends dire que je suis stressée et que je ne veux pas être séparée de mon Bébé). Toutes les personnes sont gentilles avec moi, essayent de me rassurer, mais cela est compliqué.
L’anesthésiste fini par partir en me disant que l’équipe va s’occuper de moi et me surveiller.

Me voilà donc dans cette chambre, sans fenêtre avec face à mon lit une horloge qui me permettera d’avoir une notion du temps dans la journée. Je suis « branchée » pour surveiller mon coeur, mon pouls et ma tension. On me fait une perfusion pour m’administrer du chlorure de sodium (du sérum phy), entre autre, pour diluer mon sang et faire baisser le taux de calcium.
J’ai des contractions non-stop. Une main toujours sur mon ventre, je tente de rester en contact avec Bébé. J’aimerai pouvoir la rassurer, je pense qu’elle subit les contractions si nombreuses que mon ventre ne se détend pas!
Nous ne savons pas quand va avoir lieu la césarienne. Peut être dans la nuit si mon taux baisse bien, ou demain comme prévu ou un autre jour s’il n’y a pas de changement (Bébé n’étant pas en danger). Juju passe la nuit avec moi, sur un fauteuil qui s’allonge un peu mais ça n’a rien de confortable.
Il fait si chaud, ou plutôt, j’ai très très chaud,  j’ai très soif mais je n’ai plus le droit de boire et j’ai mal au dos à cause de mes contractions. Je n’arrive à dormir. La nuit est longue, on me refait des prises de sang régulièrement. Le médecin passe une bonne demi-heure dans ma chambre, sur le bureau entre mon dossier et l’ordi, l’aide-soignante et l’infirmière sont aussi très présentes.

Le lendemain matin, mon taux de calcium a un peu baissé. Ils ne savent pas encore ce qui va se passer. Ils attendent des nouvelles de la maternité pour savoir si la césarienne aura lieu ou non. On attend. Et d’un coup on me dit qu’il faut me préparer parce que la césarienne va avoir lieu et que le samu interne va me transférer en maternité. L’aide-soignante et l’infirmière me font ma toilette, me préparent en vitesse. Au final, le samu est pris pour un autre transfert, c’est donc une équipe de réa qui va me transférer. Je suis à nouveau tremblotante (et pleurante!), nous partons (toujours en lit, sous scope et avec ma perf’) pour ma césarienne. Juju est à mes côtés, cela me rassure.
Une fois arrivé, on me fait patienter en salle de réveil (il y a déjà une maman avec son mari et son Bébé). J’ai peur, peur d’être séparée de mon Bébé. Je redis, répète que je veux allaiter et que je ne veux pas être séparée. La seule chose que l’on me répond « on va tout faire pour (l’allaitement) ».
L’anesthésiste que j’avais rencontré en juin est présente (elle ne comprend pas que ma tension soit montée si haute… en même temps, lors de notre rendez-vous, j’avais déjà 13/9). L’obstétricienne vient aussi me voir et me rassurer. Elle dit à l’équipe « je crois que le papa voulait faire du peau à peau ». Je suis contente, elle se souvient bien de moi et de notre rendez-vous où l’on en avait parlé, cela me rassure un peu.

Juju m’accompagne jusqu’à la porte et je pars en salle d’opération. Dans la salle, il y a déjà du monde, on m’installe, me rebranche pour surveiller ma tension et mon coeur, me réexplique ce qui va se passer et comment cela va se passer. On me prépare pour la rachi-anesthésie. Et voilà, il n’y a plus qu’à attendre que ça fasse effet.
Ca fait un drôle d’effet d’ailleurs. Je sens les personnes qui me touchent mais je ne sens pas les sensations. Durant la césarienne, je sens que l’on « remue » dans mon ventre, tire, bouge…

Et j’entends un pleur…Misha est née… La sage-femme vient me la présenter. Je pleure, d’émotion cette fois-ci, elle est là, devant mes yeux avec ses grands yeux ouverts, ses cheveux noirs et son teint violet. Que d’émotion, ce moment je l’attendais depuis des mois. Ma fille est née, elle est belle. J’ai le temps de la toucher un peu (mais je tremble tellement et si fort que je n’ose pas trop), de lui faire quelques bisous et la sage-femme l’amène faire ses premiers soins. Ma fille est déjà loin de moi, je ne l’entends plus. Je sais que Juju sera avec elle pour l’accueillir et l’accompagner dans ces premiers moments de vie. L’anesthésiste -qui m’avait paru très froide-, me félicite et me dit qu’elle va essayer que je reste le plus longtemps possible en salle de réveil pour que je puisse en profiter un maximum.

La césarienne continue, j’entends les discussions et je comprends qu’ils me retirennent mon fibrome. Ce n’était pas prévu puisqu’on m’avait dit qu’il y avait plus de risque d’hémorragie. Normalement, on devait me le laisser et voir comment il évoluerait dans les mois suivant. J’entends aussi qu’une nouvelle personne est arrivée. C’est un homme et il donne des conseils à l’obstétricienne.
Je commence à me sentir mal, je préviens l’infirmière anesthésiste (l’anesthésiste est partie). Elle me parle, mais je n’entends déjà plus grand chose. J’ai aussi envie de vomir. Peu à peu, je reprends conscience. L’infirmière téléphone à l’anesthésiste et lui demande de revenir parce que mes « courbes » chutent. En effet, ma tension a drôlement baissé et le machin du cœur bipe. Ils me réinjectent quelque chose dans ma perfusion je crois et au fur et à mesure, tout redevient « normal ». Le temps me parait extrêmement long, j’ai tellement envie que ça finisse pour pouvoir retrouver mon Bébé.

La sage-femme est venue me voir pour me donner des nouvelles de Misha qui va très bien. L’anesthésiste a aussi envie que ça finisse « vous avez bientôt fini parce que l’anesthésie ne fera bientôt plus effet ». Cela est plus long que prévu puisqu’ils me retirent le fibrome. L’opération a duré plus de deux heures.

Puis c’est enfin fini, on m’amène en salle de réveil. Je vois Juju assis avec Misha contre lui sous une couverture, je pleure, c’est tellement émouvant. Puis c’est moi qui la prend en peau à peau, mais j’ai besoin d’aide pour la soutenir, je tremble tellement. Elle est si belle, si calme.

Moi qui ai toujours dit que les bébés ce n’était pas beau à la naissance (enfin rarement beau), mon avis change complètement. Est-ce le fait de devenir maman? Ou tout simplement parce que Misha est un « bébé-césarienne » et n’a donc pas subit « le travail » pendant des heures? Elle n’a pas son crâne tout déformé, elle est juste belle et avec des cheveux (comme j’aime).
Nous passons un peu plus de deux heures, tous les trois, au calme. Une aide-soignante m’aide ensuite à la mettre au sein, sans ménagement. Cette mise au sein me parait brutale, Misha dort à moitié et n’en a pas envie. J’ai l’impression qu’on la brusque. Elle finit par tétouiller mon sein, là aussi je suis encore très émue.

Premiers instants ensemble, en sortie de césarienne

Puis vient le moment que je redoutais. On me prévient que la réa vient me chercher et la néonate vient chercher Misha. Je retremble à nouveau, pleure. Les filles ont beau être très gentille et rassurante, rien ni fait. Je n’ai pas envie d’être séparée. Misha est habillée et installée dans son berceau et s’en va. Juju l’accompagne, je trouve ça tellement important qu’on ne la laisse pas toute seule.
On me ramène en réa. Je deviens un vrai légume, complètement absente, dans le vague face à l’horloge. Je suis fatiguée et si triste. C’est vraiment dur d’accoucher (ou plutôt de se « faire accoucher ») et d’être séparée de son enfant.

Plus tard, en fin de journée, ma porte s’ouvre, Juju apparait, avec une dame que je ne connais pas. Et je vois Misha, dans son petit berceau… Un moment plein d’émotion. On m’avait bien dit qu’on me l’amènerait mais je ne pensais pas dès le premier jour. Cette dame qui les accompagne, c’est Marie-Françoise, une auxiliaire de puériculture. Elle est très gentille, très douce. Elle me met Misha près du visage pour qu’elle puisse me voir, prend le temps de lui parler, de me parler. Puis, elle me la pose contre moi. Elle trouve important la relation mère/enfant d’autant plus lorsque les deux sont séparés comme nous. Elle m’explique comment ça se passe en néonat pour Misha…

Misha est nourrie à la seringue puisque je souhaite l’allaiter. Marie-Françoise propose de sortir pour nous laisser tous les trois tranquillement. Nous voilà seuls pendant une bonne demi-heure. Misha est toujours très calme. Posée sur moi, elle cherche le sein à travers ma chemise de nuit. Ces instants passent si vite et me font tellement de bien. Une fois qu’ils repartent, je suis entre deux: entre l’euphorie de ce court moment et entre la prise de conscience de se retrouver à nouveau séparée et seule.

L’équipe de réa est adorable, tout le monde est venu me féliciter. Les filles sont toutes allées voir Misha quand elle repartait et celles qui l’ont ratée me demandent des photos.
On commence à me parler de partir au service endocrinologie. Mon hypercalémie viendrait surement de la thyroïde. Ils ont d’ailleurs réussi à faire baisser mon taux de calcium avec le sérum phy et un médicament. Au final, j’apprends que je serais transférée le lendemain en médecine interne. C’est à ce moment là que l’on m’explique que le service endocrinologie se trouve à l’hôpital Nord-Laennec (c’est à dire à St Herblain, dans un autre CHU). Ils se sont arrangés avec leur service pour se mettre en lien et que je puisse rester à Hôtel Dieu (et ne pas être séparée plus de Misha). Mon « cas » doit être intéressant ou surprenant puisque dans la nuit, un interne vient voir mon dossier pour regarder « son taux à 3,5 quand même »!
L’aide-soignante et l’infirmière de nuit me proposent un massage. J’accepte volontiers, elles me massent donc les jambes et le dos. L’équipe du lendemain m’en fera aussi un. Dans la matinée, j’ai un « point » qui me fait mal dès que je bouge un peu et qui me gêne pour respirer. Cela passe doucement dans l’après-midi.
On m’annonce que la néonat à téléphoner, ils vont essayer de venir avec Misha après son biberon si elle n’est pas trop fatiguée. J’attends donc avec impatience, sans savoir quand elle va arriver et si elle va vraiment venir. Et puis je vois la tête de Marie-Françoise à l’entrée de ma chambre, quel soulagement et plaisir!. Elle prend toujours le temps de me montrer Misha, de la mettre près de moi pour que Misha puisse aussi me voir. Elle me l’installe ensuite contre moi et nous laisse nous retrouver tranquillement. J’apprécie sa douceur, sa gentillesse et sa discrétion.

Avant mon transfert, les filles qui se sont occupées de moi viennent me dire au revoir et me souhaitent bonne continuation. Me revoilà à voyager, en lit (je suis toujours alitée) dans tout l’hôpital pour aller au service de médecine interne. Je tremble encore beaucoup (et pleure aussi). Je quitte un service ou tout le monde était très gentil pour aller je ne sais où et être toujours séparée de ma fille.

En médecine interne, je partage ma chambre avec une dame. Et cette fois-ci, il y a une fenêtre dans la chambre, je vais donc savoir quand est-ce qu’il fait jour ou non! Je rencontre de nouvelles infirmières/aide-soignante et une interne. J’ai droit à une batterie de questions de sa part: Est-ce que j’ai pris des compléments en calcium? Est-ce que mon état a changé ces temps-ci? Avez-vous mal aux os? Jamais? Des antécédents familiaux?…

Mais je ne corresponds à rien, pas de changements particuliers. Personne ne comprend d’où vient mon hypercalcémie. Et pour avoir été si forte sans que je ne m’en rende compte, elle devait déjà être présente. Le seul changement que j’ai noté, c’est le fait de boire beaucoup. J’ai d’ailleurs toujours beaucoup bu (de l’eau bien sure), mais pendant ma grossesse, je pense que je buvais au moins 6/7 litres d’eau par jour! Au final, je pense que c’était la façon que mon corps avait trouvé pour combattre le calcium puisque c’est exactement le traitement qu’ils m’ont donnée. Des litres et des litres de sérum phy en perfusion pour diluer mon sang.
Dans ce nouveau service, on m’explique aussi que Misha pourra venir me voir (mais ce n’est pas très adapté pour un bébé) ou qu’ils essayeront de m’y amener (en lit). J’ai l’impression que ça ne va pas être facile de voir Misha.
Je passe ma journée à attendre. Juju passe me voir, me donne des nouvelles de Misha et me montre des photos d’elle et de sa chambre. Salomé passe me voir, Fred aussi, cela me change un peu les idées mais je suis aussi très fatiguée.

Je tire aussi mon lait toutes les 4/5 heures avec le tire-lait électrique que l’équipe de réa était aller me chercher au lactarium. Mais je me sens bien seule dans ces moments-là, moi qui voulait allaiter, je me retrouve à tirer mon lait, loin de ma fille. Je ne peux pas non plus lui donner à cause des médicaments. D’ailleurs, en néonat, ils ont fini par la passer au biberon, cela devait être compliqué/long avec les seringues. Lorsque je tire mon lait, je me demande toujours si quand on sera à nouveau ensemble, elle aura l’envie et la force de prendre mon lait. J’ai de gros doutes là dessus…
Les équipes me soutiennent assez, j’ai même une infirmière qui me propose de me réveiller la nuit pour que je tire mon lait. Sauf que je ne le tire pas la nuit (et j’épargne ma voisine du bruit du tire-lait).

Mon deuxième jour en médecine interne commence par une grosse douleur dans l’abdomen. Mon « point » est revenu et en plus fort cette fois-ci. On m’envoie faire une radio et un échographie pour essayer de comprendre d’où cela vient. Je voyage donc à nouveau en lit dans tout l’hôpital. Au final, il s’agirait de poches d’airs qui se baladeraient dans la zone péritoine (suite à ma césarienne). Je suis un peu septique, ce point, il m’arrive de l’avoir (moins fort quand même) la nuit depuis plusieurs années quand je dors sur le côté.
On me parle aussi de faire un scanner dans la journée pour mon hypercalcémie. Au final, je ne ferais pas le scanner durant mon séjour mais un rendez-vous sera fixé pour le mois d’août.

Je suis toujours alitée et ne me sens pas la force et la capacité de me mettre debout.  Ce n’est pas évident à vivre de devoir toujours faire appel aux aides-soignantes et infirmières. Je suis donc complètement dépendante du personnel.

Dans l’après-midi, ma petite Misha vient me voir à nouveau. Au même moment, l’interne vient me voir pour m’annoncer: « demain (jeudi donc) vous allez pouvoir aller au service maternité ». Je n’y croyais plus et je demande bien la confirmation « je vais en maternité et je serais AVEC Misha? », oui c’est bien ça! Heureusement que Fred était aussi présent à moment-là parce que j’ai vraiment du mal à y croire. L’émotion est à nouveau très forte, j’avais l’impression que ça n’arriverai jamais!!
Marie-Françoise m’installe ensuite Misha en peau à peau contre moi et nous laisse toutes les deux. On restera ainsi une bonne heure, ce moment est si agréable, si doux et hors du temps. Je me sens bien et Misha parait aussi très bien, calme et détendue. Marie-Françoise avait amené un biberon pour Misha, je demande donc à lui donner. Cela m’impressionne, le lait coule tout seul et si vite. Comment pourra-t-elle ensuite avoir la force et l’envie de prendre mon lait? L’allaitement me parait de plus en plus compromis. Mais j’essaie de penser au lendemain où nous allons enfin être réunie…

Je n’attends qu’une chose, être transférée en maternité. La soirée est un peu longue, la nuit toujours aussi désagréable (beaucoup de bruit, de cris dans le service, tandis qu’en réa, c’était les bruits de mes bips et des branchements des machines). Le lendemain, une jeune aide-soignante vient me voir pour savoir comment je me lave.

Pour le moment, on me lavait au gant et avec une bassine, mais je lui explique que je me sens très sale (principalement des cheveux, je n’ai pas encore pu me les laver). Elle me propose de me faire une douche/brancard. J’ai apprécié ce moment, mais aussi le fait qu’elle ai pris le temps de le faire (cela demande plus de temps et d’organisation et de temps). Cette douche m’a fait un bien fou, je me suis sentie propre mais au delà de ça, ça m’a redonné un coup de peps! Ca sera d’ailleurs le premier jour où je m’habille (d’autres choses que leur chemise de nuit et des bas de contention).
Et le matin, il y a aussi cette infirmière très gentille qui s’occupe toujours de contacter la néonat pour me donner des nouvelles de Misha et voir quand est-ce qu’elle peut venir me voir. Je la remercie beaucoup et souvent, elle « s’implique dans mon cas ». Mes prises de sang/prises de tension/ECG multiples et fréquentes me paraissent moins pénibles. Elle me fait sourire et rend le séjour en médecine interne plus facile et agréable. Ce n’était pas gagné pour autant puisque la première fois qu’elle était venue me voir, elle m’avait demandé comment s’appelait ma fille et m’avait fait pleurer (oui, je crois que j’étais incapable de parler de Misha, de la néonat sans pleurer). La veille elle est discrètement passée pour rencontrer Misha lorsqu’elle était venue me voir.
L’après-midi, avant mon départ, elle me propose de prendre du temps pour m’aider à me mettre debout, m’expliquant qu’en maternité ils allaient me booster et qu’ils ne me laisseront pas beaucoup le temps de prendre mon temps. Avec elle, j’essaie de me mettre debout. Tout doucement, je me sens très faible et ne tient pas longtemps. Ce n’est pas gagné.

J’ai aussi le droit à la visite du Professeur, de l’interne et stagiaires. Ils ne comprennent pas d’où vient mon hypercalcémie. Cela peut venir de la thyroïde, de cancer ou de granulo-quelque chose… Il faut attendre que je fasse un scanner et je dois continuer à faire des prises de sang pour surveiller mon taux.

Et dans l’après-midi, alors que je tire mon lait, un brancardier arrive:  » ça y est, c’est le départ! ». Il est quasiment 16 heures et je vais enfin être avec Misha, il ne m’en faut pas plus pour pleurer à nouveau. Le sac sur mon lit, le tire-lait derrière et nous quittons le service de médecine interne. Je quitte une super équipe (et principalement une infirmière que j’apprécie) qui a toujours été très gentil avec moi et je vais être avec ma fille. J’attends ce moment depuis 4 jours! Je suis heureuse et j’ai à la fois un peu peur.

Misha va-t-elle bien vivre ce changement? Et surtout est-ce que je vais être à la hauteur avec ma fille que je ne connais au final que très peu? Juju qui est jusqu’à présent tout le temps avec elle (il dormait aussi avec elle en néonat), il a déjà trouvé sa place auprès de Misha. Vais-je réussir à trouver la mienne? Tout cela me fait pleurer (et je crois que l’infirmière est aussi à la limite), j’ai d’ailleurs l’impression de pleurer tout le temps depuis que je suis arrivée au CHU.

Je retraverse tout le CHU en lit pour arriver en maternité. Lorsque l’on passe devant le service néonat, je pleure à nouveau. Ma petite est donc là depuis qu’elle est née…
Le brancardier m’installe dans ma chambre, une chambre vide… Misha et Juju ne sont pas encore là…

Petite pause dans l’écriture, ce n’est pas évident d’écrire tout ça… La suite dans un prochain message.

★ Projet Bébé, semaine #38, 9mois de grossesse★

★ Une semaine plus au calme ★
★ Avec beaucoup de visites ★
★ Beaucoup de couture ★
★ Et un peu de décoration ★

 Une semaine où j’ai pris plus le temps de me poser, pour essayer de ralentir un peu les contractions qui deviennent de plus en plus gênantes. Mais je me sens encore bien en forme, c’est le principal!

Un passage au centres de loisirs en début de semaine avec ma soeur, les zouzous et Yannez. Se revoir 4 ans en arrière faire un mon dernier été (qui s’était d’ailleurs mal passé) dans ce même centre. Y retrouver la directrice, quelques animateurs que l’on connait mais plus les enfants! Si, il y en avait bien un que j’ai eu il y a plusieurs années de ça et qui est maintenant en stage découverte animateur! Se rendre compte que l’on a sacrément vieilli!
Et le reste de la semaine, j’ai eu le plaisir d’avoir plusieurs visites! D’abord celle d’une « collègue EJE » pas vue depuis fin avril, un moment sympa où j’ai pu rencontrer deux de ses amis.
Puis celle d’Adrien et Yannez et le lendemain de Mumu et Yannez… Yannez s’est assurée cette semaine que je ne m’ennuie pas ;-). Non, nous avons juste profité de la venue de Adrien puis de Mumu sur Nantes pour se retrouver. Tous deux sont aussi d’anciens animateurs avec qui nous avions passé de supers moments! Maintenant on arrive à se voir 2 fois par an lorsqu’ils reviennent sur Nantes. Nous avons bien rigolé, comme à chaque fois.

Une visite de Mamy Brigitte (la maman de Juju) qui était en week-end sur Nantes. Toute la famille de Juju dit que j’ai un « beau ventre », bien en avant et que j’ai bonne mine! Ca fait plaisir 🙂

Un rendez-vous avec la sage-femme: des contractions qui font des pics sur le monito, Bébé qui bouge toujours bien, son petit coeur fait aussi des pics lorsqu’elle est bien réveillée. Tout va bien pour nous deux!

J’ai aussi beaucoup cousu cette semaine, je vous montre tout ça très vite!! Et j’ai aussi avancé dans la décoration de la chambre de Bébé. C’est agréable de réaliser ce que l’on avait prévu. Ca prend bien forme et ça nous plait bien! Ca aussi je vous le montre bientôt!

Comme Fred était toujours en « vacances » cette semaine, j’ai proposé à Yannez de dessiner Bébé sur mon ventre. Pari relevé (oui, Yannez sait aussi bien dessiner) avec succès. Elle n’a utlisé notre « modèle pochoir » que pour s’inspirer du dessin! Encore merci Yannez!

Yannez qui dessine Bébé

Mon gros bidou (en rangeant mes affaires de couture, je me suis amusée à mesuer mon tour de ventre… 118 cm quand même!)

 Et voilà pour cette semaine
♥♥♥

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★ 9 mois… Projet Bébé, semaine #37 ★

★ Une semaine de repos ★
★ Essayer de moins bouger pour limiter les contractions ★
★ Et continuer de chaque moment pour continuer de préparer l’arrivée de Bébé ★

Cette semaine, j’ai essayé de me reposer un peu puisque la semaine dernière, j’ai vraiment eu beaucoup de contractions. En même temps, j’ai envie de continuer à coudre pour Bébé, essayer d’avancer la décoration de sa chambre…

Une semaine avec encore des rendez-vous…
– un chez le kiné/facia
– un chez l’hapto: encore un moment agréable où l’on est paré pour la césarienne (enfin à priori) mais aussi sur l’après, comme le porter de Bébé (chose qui m’intéressse aussi énormement d’un point de vue professionnel)…
– et le monito habituel mais avec une nouvelle sage-femme (l’autre sage-femme étant en vacances). Un moment de discussion « papotage » pendant que Bébé bouge bien, son corps bat bien et les contractions sont aussi présentes!
D’ailleurs depuis cette semaine, j’ai pas mal de contractions la nuit qui deviennent de plus en plus gênantes, me tirant au passage jusqu’au milieu du dos!

J’ai aussi passé une journée avec Copine, ça faisait longtemps que l’on n’avait pas pris du temps pour se voir! Retrouver une petite Aëlia qui marche maintenant et Raphaël qui grandit, commence à lire/dechifffrer les mots! Il est bien prêt pour le CP!
Mais j’ai aussi eu la chance d’avoir la visite d’Elodie (une blonde et EJE!). On n’avait pas non plus eu l’occasion de se voir depuis fin avril!

Cette semaine nous avons enfin pu aller chercher notre poussette! Je crois que l’on est même déjà au point pour l’utiliser (facile, toutes les poussettes cannes sont quasiment pareil). Petits essais à l’appart, ouvrir/fermer/découvrir toutes les astuces…

J’ai aussi profité de cette semaine pour continuer la couture. Bébé a maintenant un joli sac à langer (qui ressemble à un cartable!), un petit plaid tout doux et tout chaud, deux housses de matelas à langer, un tapis de change nomade et une turbulette trop chic!! Je prépare les photos et vous montrent ça dans la semaine ou la semaine prochaine! J’aimerai encore coudre quelques trucs, comme une guirlande fanions, des rangements pour mettre sur sa table de change, des pochettes pour bien ranger ses affaires dans le sac à langer… mais je suis bien moins rapide que d’habitude! Quand je coupe mes tissus ou quand je couds, ça me donne aussi des contractions!

Un petit changement quand même, mon père étant parti en vacances retraite zen pour plusieurs semaines, c’est Juju qui a dessiné Bébé!!! Fred nous a préparé des « pochoirs Bébé » où le contour est déjà dessiné, nous n’avions plus qu’à faire les traits à l’intérieur!

J’ai tenté de prendre en photo mon ventre lors d’une contraction, mais ce n’est pas flagrant! Le temps que j’attrape mon appareil, elle partait doucement. En gros, à droite de mon ventre, j’ai une bosse (le dos/tête de Bébé).

Bilan de la semaine du 2 au 8 juillet. Une semaine qui était un peu plus calme!
♥♥♥

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★ En attendant Bébé dans un champ, série photos #3 ★

★ Envie de soleil, de verdure, de champ de blés, de bottes de paille…★
★ Envie de faire des photos plus « champêtre » ★
★ Je trouvais que ça allait bien avec le fait que Bébé arrive en été ★
★ Seulement, je crois qu’elle va arriver avant l’été ★
★ Voici donc la dernière série photos faites le week-end dernier… sous la pluie ★

Passages des photos en noir et blanc « effet holga »

Puis passage des photos en couleurs bien boostées avec « l’effet lomo »
(ce qui donne aussi du flou)

Et finir par trouver tout à fait par hasard le champ de blé comme je le voulais!
Sam n’étant plus là, les photos sont de Juju!


C’était donc les dernières photos de moi qui passe mon temps à regarder mon ventre! Je crois que ces 9 mois ont été la période de ma vie où j’ai le plus apprécié d’être prise en photo! Bientôt, je retournerai derrière mon appareil photo pour prendre Bébé!!

Encore merci à Salomé
♥♥♥

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★ En attendant Bébé (9ème mois), Série photos#1 ★

★ Un « gros ventre », 9 mois passés, de l’amour et des photos ★

Après une première série photos faite au 6ème mois, j’avais envie d’en faire une dernière pour pouvoir voir l’évolution de cette grossesse (et de la taille de mon ventre). De belles photos souvenirs, toujours faites par Salomé (une Tata lève-tôt, qui nous a donné rendez-vous aux machines de l’ile à 8h30 un samedi matin). Juju Tout le monde n’est pas aussi lève-toi ;-) , mais c’est avec plaisir que nous y sommes allés. La veille, ils avaient prévu un joli soleil et le jour même le soleil était caché par des nuages, nous donnant une luminosité très fatiguante pour les yeux, avec des passages de pluie! Dommage que le ciel n’était tout simplement pas noir, parce que quitte à avoir un temps pas terrible, autant avoir de magnifiques nuages foncés!

Les premières photos ont été faites sous les nefs des Machines de l’ile, puis sur les bords de Loire. Le temps n’étant pas terrible et mes contractions nombreuses, nous n’avons pas pu nous balader partout (et faire des photos à d’autres endroits).

Première série en noir et blanc

Puis nous sommes allés “réveiller” l’éléphant, à cette heure-ci il n’y a personne, c’est agréable.

Avec les petits chaussons de Bébé, les éléphants Moulin Roty (les zazous)

Sur les bords de Loire

♥♥♥

Rendez-vous sur Hellocoton !

★ Semaine #36, 9 mois de grossesse, nous voilà dans le dernier mois ★

★ Le neuvième mois, la dernière ligne droite, la fin d’une grossesse, le début d’une nouvelle vie ou tout simplement l’arrivée de Bébé ★

Bon, j’entre seulement dans ce dernier mois, j’ai encore le temps mais ça sent la fin. La fin d’une grossesse qui s’est plutôt bien passée, en tout cas j’en garderai un bon souvenir. De grandes discutions avec Juju, des projections de toutes sortes, de l’attente, du plaisir, des questions et tout cela avec l’envie de devenir une vraie famille, de passer de deux à trois.

Pourquoi fait-on un enfant? Juste par désir égoiste de faire un « mini-moi », juste parce que cet enfant va être « le fruit de notre amour »?, juste parce que cela fait partie des normes, « quand on est en couple, on doit faire un enfant »?, juste par hasard des choses, juste parce que l’on « aime » les enfants alors on en veut un??….
Je pense que chacun a ses raisons de vouloir et de faire un enfant. Et nous, pourquoi on a « voulu un enfant »? C’est compliqué comme question et je ne suis pas sûre que l’on ait une raison, LA raison. C’est un mélange de plusieurs éléments, sûrement parce que l’on s’aime, que l’on a fait un bout de chemin ensemble (déjà 12 ans), que l’on a envie de construire quelque chose ensemble, de passer d’un couple conjugal à un couple conjugal ET parental, que l’on en parle depuis des années déjà…

Mais je perçois souvent l’envie de faire un enfant comme quelque chose d’égoïste, une envie que l’on a au fond de soi, pour soi. Est-ce une bonne raison de faire un enfant juste parce qu’on en a envie? Cet enfant ne sera pas « pour nous », ni « à nous » tel un objet. On ne fait pas un enfant pour le garder pour soi, auprès de soi toute notre vie mais pour l’accompagner dans la vie, lui permettre d’être autonome et de vivre SA vie.
Voilà ma petite réflexion du jour. Bébé ne sera pas ni une mini-Rosa ni une mini-Juju. Bébé sera « Bébé », un petit être unique et surement merveilleux, ça va de soi ;-). Mais Bébé ne restera pas bébé toute sa vie. Elle a déjà un prénom (secret pour le moment), on ne compte pas la garder « Bébé » et l’appeler ainsi!

Alors, venons-en au point hebdomadaire de la semaine du 25 juin au 1er juillet.

Lundi: j’ai passé ma soutenance de mon mémoire. J’ai réussi à gérer mon stress (ma sage-femme m’avait donnée un traitement homéopathique anticipatoire, mais je pense que j’étais quand même moins stressée). Ca c’est plutôt bien passé, les échanges étaient intéressants, le jury m’a paru moins perplexe que l’année dernière. Maintenant il faut attendre les résultats… mi-juillet! Patience.

Mardi: j’ai le rendez-vous tant attendu avec l’obstétricienne. Ce rendez-vous devait nous permettre de confirmer ou non la césarienne, d’avoir plus d’infos. Comme on le savait déjà, je vais bien avoir une césarienne. Il ne nous manquait plus que sa confirmation. J’ai donc eu cette confirmation, j’ai pu lui poser mes questions sur la césarienne et bien que je m’y sentais bien prête, j’ai quand même eu quelques larmes qui m’ont échappée. Je le sais, je l’ai acceptée mais en revoir ensemble les différentes étapes font remonter des choses en moi dont ce projet de naissance que nous avons du changer. Mais je ressors ravie, j’ai enfin une date, je ne suis plus dans le doute de la césarienne ou non… Bébé arrivera donc… surprise… d’ici la fin du mois!
Cependant si le travail commence avant, il faut que je vienne tout de suite: « Comment je sais que le travail commence? », perte des eaux (bon, ça je le savais), contractions rapprochées (j’ai déjà depuis plus d’un mois) et douloureuses (ça j’ai déjà eu dès le mois de février)… Elle a fini par me dire « de toute façon, vous ne pouvez pas passer à côté, vous le sentirez, c’est différent!

Le soir, nous avions un dernier cours de préparation à l’accouchement avec Juju. Nous avons encore abordé la césarienne, mais aussi l’après césarienne (glamour et trépident pour Juju), l’acceuil de Bébé et le retour à la maison… On sent vraiment que l’on s’approche de la fin!!

Mercredi? jour du début des soldes bien sûre! Alors je fais ma petite maligne et décide d’aller faire un petit tour en ville. Je rentre bredouille mais pas tant que ça! Mes contractions (j’en ai tous les jours et durant toute la journée tout le temps) deviennent de plus en plus douloureuses. Je rentre plus que ko. Et de midi à 1h30 du mat’, j’ai des contractions douloureuses et non-stop. Quand j’ai 30 secondes de pause entre deux contractions, ce temps reste douloureux! Je n’avais pas eu de contractions douloureuses depuis le mois de mars/avril. Si je n’avais jamais eu des contractions comme ça auparavant, j’aurais pu croire que le travail commençait!
Mais no-stress, j’essaye juste de gérer la douleur et la durée des contractions… J’ai toujours dit « qui fait le malin va pas loin » ou « qui fait la maligne n’est pas très fine », et là, ça a pris tout son sens!

Jeudi: un petit coup dans les magasins (mais cette fois-ci, j’y vais en voiture, plus question de marcher autant) et en moins d’une heure, j’avais fini. Un petit repas au resto avec ma mère et ma grand-mère (hum, une bonne pizza, j’adore) puis repos. J’en ai besoin, j’ai tellement de contractions toute la journée (mais elles ne sont plus douloureuses, c’est déjà ça).
J’avais été invitée à la fête de la crèche (où j’ai fait mon plus long remplacement) mais j’étais vraiment fatiguée. Ca devait être super sympa, une ferme itinérante venait passer la journée à la crèche!

Vendredi: et hop, encore un monito! Bébé dort de plus en plus quand elle arrive. Et c’est vrai que je la sens moins bouger, je pense que sa position n’est pas idéale. L’haptothérapeute ou l’obstétricienne a dit que dans cette position, elle n’utilisait pas tout l’espace qui lui était donné, que ça la limitait dans ses mouvements! Pauvre choupette, ce fibrome va la gêner jusqu’au bout! Je pense qu’on ira rapidement faire un petit tour chez l’ostéo une fois qu’elle sera née!
Durant le monito, j’ai pour la première fois une grosse contraction, c’est impressionnant ce grand pic sur la courbe, rien à voir avec ceux d’avant!

Samedi matin: une séance photo avec Salomé. Départ aux machines de l’ile, c’est quoi ce temps pourri, il devait faire beau et voilà que mes cheveux lissés se mettent à boucler, grrr, ça ne valait pas le coup que je me les lisse avant de partir (oui, je suis une fille très superficielle)! Nous finissons la séance photo entre Rezé et Bouguenais dans un champ de foin. Et la petite anecdote pour rire: on était accroupi avec Juju et j’ai voulu me lever pour aller chercher le parapluie sauf que je me suis prise les pieds dans la terre et j’ai fait quelques pas au ras du sol, sans arriver à m’arrêter ou à me relever. Et me voilà tombée par terre, morte de rire!! J’ai eu le droit à un « fais gaffe » de Salomé, mi-inquiète et mi-morte de rire et à un regard noir de Juju qui lui, ne rigolait pas du tout avec un « fait attention quand même » (intonation grave et pas content)!! Moi, j’ai juste envie de rire! Je ne suis pas tombée de haut puisque je rasais le sol et je me suis récupérée sur mes mains et genoux (bon, j’ai juste eu peur d’avoir une petite entorse aux doigts puisque j’avais un peu mal), mais tout va bien! J’en rigole encore quand j’y pense!

Le midi, nous fêtions l’anniversaire d’Olivier, le frère de Juju. Un moment en famille très sympa, entouré des 3 futurs cousins/cousines de Bébé (âgés de 2 ans et demi, 6 mois et 3 mois). Elle aura de la compagnie plus tard pour jouer!
On n’est pas rentré tard puisque je commençais à nouveau à avoir des contractions douloureuses…

Dimanche: un « repas dominical chez les parents », Juju se fait couper les cheveux (il en avait plus que besoin), Pich Pich me dessine Bébé sur le ventre et me prépare des « pochoirs de Bébé » pour les semaines qui suivent puisqu’il ne sera pas présent.

Une semaine simple et sympa. Par contre, j’ai des contractions tout le temps dans la journée, sans effort, sans rien faire de particulier. J’ai toujours une « montagne » sur la droite de mon ventre. En fait cette grosse montagne qui se dessine, c’est le dos et la tête de Bébé! J’espère que ce n’est pas trop fatiguant pour elle de subir toutes ses contractions…

Les photos de Bébé… qui n’est pas dans cette position « pour de vrai ». Elle est toujours en transversale avec sa tête en haut à droite!

Merci Juju de m’avoir fait rire pour cette photo!

♥♥♥

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♥ Séance photos en attendant Bébé ♥

Une Séance photos en attendant Bébé.
Y’a des marques comme ça que l’on aime vraiment.
Des coups de coeur pour ce qu’ils font, pour leurs valeurs…
Une marque qui est déjà bien présente dans la chambre de Bébé.

Ce n’est vraiment pas nouveau, j’adore Moulin Roty, ce qu’ils font, leurs collections, leurs super doudous mais aussi qui ils sont. Il y a environ deux semaines, Salomé a eu la gentillesse de venir à l’appart. Nous avons fait une séance photo en intérieur dans la chambre de Bébé. J’avais plusieurs idées pour cette séance. J’avais envie de faire des photos avec les futurs petits chaussons de Bébé et ses futurs doudous. Cette séance photo a été faite le même jour que les photos de moi en mood kit, et d’ailleurs, je suis toujours en mood kit.

 Et voici une petite sélection des photos faites en attendant Bébé avec ses petits chaussons Moulin Roty « les jolis pas beaux » et ses deux doudous Minoucha et Chamalo de la collection des Pachats…

Une série photo que j’aime beaucoup, bien que les photos qui se ressemblent un peu.  Mais nous voulions tenter différentes prises de vues et différents « post-traitements ».
La semaine dernière, j’ai fait un tour au magasin Moulin Roty de Nantes et il n’avait malheureusement toujours pas reçu les nouveaux petits Pachats ni les hochets ni le nouveau petit Pachat en version doudou plat! Bon, je ne comptais pas tout acheter, je sais être raisonnable, mais j’aurai bien voulu les voir, comme ça, juste pour le plaisir  😉

Samedi, nous avons fait une nouvelle et dernière séance photos, Juju et moi et réalisée par Salomé. Je prépare les photos et vous les montre bientôt…
Et encore merci à Salomé pour sa patience pour me/nous prendre en photos!