L’accouchement sans péridural, un accouchement presque animal

L’accouchement sans péridural, un accouchement presque animal. Un drôle de titre mais c’est ce qui m’est venue à l’esprit après avoir accouché. Et je ne perçois pas le côté animal comme négatif, plutôt comme un retour au source, quelque chose de naturel. Je souhaitais  vraiment accoucher sans péridurale mais je disais par « précaution »: « je souhaite accoucher sans péridurale, si possible ». Je me laissais une marge de manoeuvre au cas où, peut être même par peur de ne pas en être capable.

Je suis tellement heureuse d’avoir pu accoucher sans, ça a été une expérience magique.

Alors oui, j’ai envie d’en parler. J’ai juste envie de partager mon expérience de l’accouchement sans péridurale, mes ressentis et mes impressions. Mais j’ai tellement envie de partager que je ne sais pas par où commencer (= cet article va être bordélique et risque d’être redondant avec le récit de la naissance de Manolo!!).

Lors de ma première grossesse, j’avais déjà cette envie d’accoucher sans péridurale mais tous mes projets avaient vite été réduits à néant à cause de ma césarienne programmée.
En décembre dernier, avec Juju, nous parlions d’un deuxième enfant, nous étions prêts mais je nous laissais ma dernière plaquette de pilule pour y réfléchir posément (même si c’était déjà tout réfléchi). Et durant ce mois de décembre, j’ai eu la chance de pouvoir voir le film « Entre leurs mains » qui passait sur Public Sénat. Un documentaire émouvant (je pleure à chaque fois que je le vois) sur l’accouchement à domicile mais aussi révoltant quant au statut des sages-femmes qui le pratique. Pour moi (et après une césarienne), il n’était pas question d’un accouchement à domicile mais je me retrouve tellement dans leur façon de voir et de parler de l’accouchement. Une révélation!!
Ce que j’ai principalement retenu c’est que la femme sait naturellement et spontanément accoucher. Lorsque l’on met une péridurale, la femme perd tout le « réflexe » d’accoucher. Elle ne sent rien et ne sait pas quand ni comment accoucher.

Pour moi, il me paraissait important de préparer mon accouchement. Je souhaitais avoir et me donner les moyens d’accoucher sans péri. Avec notre sage-femme et notre haptothérapeute (oui toujours elles! De vraies alliées durant mes grossesses), nous avons vu comment gérer la douleur, comment Juju pouvait avoir un rôle important dans l’accouchement, quelles positions, respiration…

Et oui, j’ai utilisé le terme de douleur parce que je pense qu’accoucher sans péridurale, il peut y avoir de la douleur. Mais ce n’est pas péjoratif comme on peut souvent l’entendre. Pour moi, la douleur n’est pas souffrance. D’ailleurs ma mère avait acheté quelques mois auparavant un livre qu’elle avait lu et qui lui avait bien parlé: « J’accouche bientôt, que faire de la douleur? » de Maïtie Trelaun. Ce livre est super, il parle des différentes étapes de la naissance, de ce que l’on peut ressentir… Un livre que je recommande vraiment (oui je recommande plein de choses dans cet article 🙂 )! Je l’ai lu et relu certains passages jusqu’à ce que je ne sois plus en capacité de me concentrer sur la lecture, soit quelques heures avant d’accoucher!

Pour mon accouchement, j’avais vraiment envie de faire le maximum du « travail » à la maison.  Je savais que si j’allais trop tôt à la maternité, le temps me paraîtrait long, je ne pourrais pas faire ce que je veux comme je le veux. J’imagine que si quelqu’un vient nous voir toutes les heures, on doit trouver le temps long et on doit attendre son arrivée dans l’espoir d’apprendre que le travail a avancé. Et si en plus cette personne nous propose la péri tout le temps, ça doit être « tentant d’être soulagée »… Donc avancer le maximum du travail était vraiment important pour moi. J’étais au calme, dans mon lit confortable, dans ma maison rassurante… Des éléments qui rassurent et permettent de se sentir bien. J’ai donc passé mes deux dernières journées et surtout la dernière à « vivre » au rythme de mes contractions. J’écoutais mon corps et rien d’autre.
Accoucher sans péridurale, pour moi, cela va de soi avec un accouchement physio, respectueux du corps de la femme mais aussi de l’enfant. Arrivée à pouvoir être au calme, à l’écoute de mon corps, c’est déjà une super expérience, on apprend beaucoup de choses sur soi et on respecte bien plus son corps.

Puis est arrivé le moment où nous avons décidé d’aller à la maternité. J’avais un peu peur de ne pas pouvoir autant gérer les choses là-bas. Et bien que je sentais que mon corps avait besoin de pousser à chaque contraction, j’ai eu peur qu’on nous renvoie chez nous en nous disant que c’était trop tôt! 🙂
Une fois installée dans la salle de pré-travail, j’ai tout de suite fait part à la sage-femme de mon envie d’accoucher sans péridurale et surtout d‘être accompagnée en ce sens. Elle l’a entendu et cela m’a rassurée et soulagée.
Déjà avant de partir de chez nous, les contractions étaient devenues plus fortes. Et petit à petit, à chaque contraction je commençais à pousser un genre de grognement, léger mais qui m’aider à faire passer ma contraction.
Arrivée à l’hopital, les contractions étaient encore plus fortes et ce grognement, que je ne maîtrisais pas était aussi de plus en plus fort. Je sentais à chaque contraction le besoin de pousser. Et cette force pour pousser et accompagner Manolo, je la trouvais dans ce grognement. Je n’arrive pas à le qualifier. C’est quelque chose que je ne connaissais pas de moi. Ce cri, très animal, très primitif, ne représentait pas de la douleur ou de la souffrance. Juste de la force et de l’énergie.
Et à chaque contraction, c’est mon corps qui prenait le dessus. Je criais et c’est comme si toute la force de ce cri se transformait en poussée. C’est vraiment dans ce sens que j’ai senti mon accouchement comme naturel et presque « animal »!

Quand il a fallu accélérer à la fin pour que Manolo sorte (son coeur commençait à ralentir), la sage-femme m’a demandée de pousser aussi hors des contractions. Mais je n’y arrivais pas, je n’avais pas la force et je ne savais pas comment faire. Je poussais sans force, sans y arriver vraiment. Ces poussées hors contractions étaient silencieuses. Aucun son ou cri ne sortait de ma bouche (mis à part un « je n’y arrive pas »!).

Une fois que Manolo est né, j‘ai compris. Tout a pris sens pour moi. Sans péridurale, je savais accoucher. Les poussées étaient naturelles, réflexes et efficaces. Une force que je ne m’imaginais pas m’envahissait, accompagnée de ce cri visséral. Lorsque j’ai du pousser sans en ressentir le besoin (exactement comme lorsque l’on une péridurale), je ne sentais rien, je n’avais pas de force et je ne savais pas faire.

Une fois mon accouchement terminé, je me suis rendue compte de plusieurs choses:

  • j’avais mal à la gorge! Ca m’a bien fait sourire!! Je disais à Juju que j’avais prévu de l’homéopathie pour tout sauf pour ça! Le lendemain c’était déjà fini.
  • j’ai énormément crié et j’avais du faire peur à tout le monde! La sage-femme m’a rassurée en me disant que c’était souvent comme ça et encore plus lors des accouchements sans péri.
  • que je devenais très douillette lorsqu’elle m’a fait trois points pour mes petites déchirures. Ca a bien fait rire la sage-femme, elle m’a assurée qu’après un accouchement comme le mien, je pouvais être fière de moi et que non, j’étais loin d’être douillette.
  • Le fait d’avoir fait tout le travail à mon rythme à la maison m’a permis d’être en forme, pas fatiguée et d’avoir pu aller au bout de mon projet. Projet que je n’avais pas écrit d’ailleurs (sur les conseils de ma sage-femme).
  • que je regrettais que la sage-femme m’ait percé la poche des eaux. On aurait très bien pu attendre que cela se fasse naturellement. D’ailleurs j’ai trouve ça dingue la force avec laquelle s’este explosée la poche, je l’ai sentie exploser partout (et tremper la sage-femme!).
  • que j’étais fière de moi, de Juju et de Manolo. Nous avions réussi à vivre pleinement cet accouchement comme je l’avais imaginé et rêvé.
  • que cet accouchement sans péridurale me donnait une certaine confiance en moi et cela n’est pas négligeable quand on devient maman.
  • que je n’ai pas eu l’impression de ressentir de la douleur. Mes contractions ont toujours été gérables (avec l’aide de Juju), la poussée aussi. Il n’y a que le moment où la sage-femme a dégagé le menton de Manolo que j’ai eu mal (et ensuite quand elle m’a recousue 😀 )!
  • que la préparation avec le soutien de mes formidables sage-femme et haptothérapeute m’ont été importantes pour me préparer et me donner confiance.
  • que pour un prochain accouchement, si prochain il y a, j’ai envie d’accoucher chez moi. Cet accouchement m’ayant donné confiance en moi, me montrant que oui, j’étais capable de « mettre mon enfant au monde » (en parallèle à ma césarienne).

Ses petits pieds sur la peau d’bête 😉
l'accouchement sans péridurale
♥♥♥

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Ta merveilleuse naissance… ♥

Tu étais attendu pour le 20 octobre mais je n’avais qu’une envie, que tu arrives avant le 20. Je n’étais pas pressée de vouloir accoucher à tout prix. J’aime être enceinte, j’ai aimé jusqu’aux derniers moments te sentir bouger dans mon ventre, cela ne m’a jamais gêné. C’était toujours un plaisir de te sentir bouger, venir à notre rencontre sous nos mains.
Mais il y avait cette menace que l’on m’avait mis dessus lors de mon premier et unique rendez-vous à l’hopital de Perpignan: « si vous n’avez pas accouché à votre DPA, nous vous déclenchons ». Tout mon suivi de grossesse je l’avais fait sur Nantes puisque nous avons aménagé juste un mois avant ma date prévue d’accouchement. Je ne m’attendais donc vraiment pas à cette mauvaise « nouvelle » et pour pouvoir mener mon projet de naissance au bout, Bébé devait arriver de lui-même…

Cela faisait un peu plus de deux semaines que nous avions aménagé. Ma mère était présente chez nous depuis l’installation puisque Juju avait du partir une semaine en Belgique (aucune envie de me retrouver seule pour accoucher!). Elle m’a aussi énormément aidée à nous installer, vider tous les cartons, m’aider et de me donner l’énergie pour le faire, mais aussi m’aider avec Misha au quotidien (et la fatigue qui s’accumulait un peu). Nous avions vidé tous les cartons et aménagé toute la maison. J’étais donc prête à accueillir Bébé.
Mais, il me restait la décoration de la chambre de « Bébé » à faire. Je n’avais pas eu le temps de faire la guirlande fanion à son prénom que j’avais imaginé, ni de préparer quoi que ce soit! Avec l’aide de ma mère, je me suis lancée dans la couture. Une jolie guirlande, les petits noeuds au moïse ont été changés, un rideau tout simple mais qui finit bien la chambre…
Mon sac pour la maternité avait été fait très vite fait.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, je commence à avoir de nouvelles contractions. Des contractions, je sais ce que c’est, j’en ai depuis le début de ma grossesse et lorsque je travaillais j’en avais énormément mais elles n’étaient pas douloureuses. Durant cette première nuit, les contractions commencent donc à changer et à me lancer en bas du dos. C’est supportable mais je sens que je suis dans un « virage » de ma grossesse.
Le jeudi, j’ai rendez-vous chez une sage-femme (conseillée par une amie et son amie 😉 ). Elle doit me faire un monito et c’est surtout une première prise de contact. Si je n’ai pas accouché durant la fin de la semaine, nous avons prévu de faire deux séances d’acupuncture. Mais elle me dit que j’ai encore le temps et que si je dois être déclenchée c’est que ça devait être comme ça, je devais passer « par cette étape », je devais la vivre (oui sauf que j’en ai aucune envie!). Durant la journée, mes contractions changent vraiment, elles sont de plus en plus gênantes (pas encore trop douloureuses mais je sens que ça arrive!) Je commence à me demander « quand est ce que l’on sait que c’est le moment de partir à la maternité?« .
Durant la nuit de jeudi à vendredi, les contractions sont biiiien plus nombreuses, parfois toutes les 10 minutes pendant une heure. Une fois ou deux, je me retrouve à réveiller Juju par ma respiration qui change. Et si c’était pour cette nuit? Mais non je ne crois pas… Enfin je n’en sais rien en fait!
Vendredi matin, j’annule tout ce que j’avais prévu de faire. Je téléphone à la crèche de Misha ‘non elle ne viendra pas pour ses 30 minutes d’adaptation », je ne me sens pas capable de l’accompagner et si j’accouche, ça va lui faire une coupure dans son adaptation, autant repousser un peu. Je n’accompagnerais pas non plus ma mère dans une visite d’une maison. Ma journée se déroule normalement si ce n’est que lorsque j’ai une contraction, je ne peux plus rien faire, si ce n’est essayer de bien respirer pour la laisser passer. Entre deux contractions, je finis la couture pour la chambre de Manolo avec ma mère.
Le soir, cela devient vraiment dur dur! Avant d’aller me coucher, même si je suis crevée, j’installe avec ma mère toute la décoration dans la chambre de Bébé au rythme de mes contractions qui me ralentissent. Je la trouve magnifique, cela me fait vraiment plaisir de lui avoir préparé ce petit cocon. Bébé tu peux venir, tout est prêt pour toi! Avant de me coucher, je finalise nos sacs. Ca sera surement cette nuit!

La nuit de vendredi à samedi est courte. J’enchaine les contractions. J’essaye de bien respirer pour accompagner les contractions. Juju m’accompagne en me touchant la cuisse comme on a pu le voir en hapto. Cela m’aide et me soutient aussi. Nous passons la nuit rythmée par mes contractions, on se rendort entre chaque. Par période, elles sont toutes les 5-10 minutes. « Est ce maintenant que nous devons aller à la maternité?« . La nuit passe, on gére plutôt pas mal.
Au matin, je tente d’aller prendre le petit déj avec tout le monde. Mais lorsque j’ai des contractions, je ne suis pas à l »aise assise. Misha m’imite et me dit « maman pourquoi fuuuuuu? » (= le bruit lorsque je souffle fort). Je passe le reste de la journée dans le lit, centrée sur moi. J’apprécie que ma mère soit présente pour s’occuper de Misha (l’éloigner lorsqu’elle veut me sauter dessus…), que Juju soit aussi là pour me soutenir.
En début d’après-midi, je suis fatiguée d’essayer de gérer les contractions. Je dors entre mes contractions. Misha ne veut pas faire de sieste, Juju la relève. Mais assez rapidement, je la renvoie se coucher. Elle a besoin de sa sieste et j’ai peur qu’elle soit trop « fatiguée/fatiguante » ensuite pour ma mère. Elle finit par s’endormir.
Mes contractions sont de plus en plus rapprochées mais surtout de plus en plus fortes. Et plus ça va, plus j’ai l’impression de me faire un peu pipi dessus à chaque fois (oui, très glam’!), je pense que ma poche est fissurée. Vers 16h30, après une contraction, Juju me demande si je veux qu’on parte à l’hopital. Est-ce LE moment où il faut partir à la maternité? On dit toujours que l’on sait quand c’est le moment. Et si c’était là, maintenant? Je lui dis que je pense qu’on peut y aller en effet! Cela fait plusieurs contractions que je commence à avoir envie de pousser. Mais je ne lui dis pas, je ne veux pas le stresser.
On se prépare donc. Je pleure, j’ai un peu peur de la suite, j’aurais voulu dire au revoir à Misha et je regrette de l’avoir forcée à aller faire sa sieste et de ne pas être présente ensuite à son réveil. Bébé va arriver bientôt et c’est à la fois excitant et un peu stressant.
Ma mère nous fait coucou avec sa main, il est 16h37 et nous partons. J’ai des larmes qui coulent…

Je demande à Juju de rouler doucement et de ne pas prendre de bosses. Chaque mouvement me donne des contractions (ça a déjà été compliqué pour aller jusqu’à la voiture, garée devant notre porte!), contractions qui me donnent envie de pousser. Nous habitons vraiment pas loin de l’hopital et il n’y a pas trop de circulation. Juju roule doucement. J’ai 3-4 grosses contractions que je gére comme je peux. Il est 16h42 et nous nous garons sur le parking des urgences maternité. Juju sort les affaires et moi je sors difficilement de la voiture. En fait, je vis au rythme de mes contractions qui me font ralentir et m’arrêter lorsqu’elles sont vraiment présentes.
Nous sonnons aux urgences. Le temps me parait long, je me tiens au mur pour tenir le temps de mes contractions. Nous prenons ensuite l’ascenseur et nous attendons que quelqu’un vienne à l’accueil. Je me souviens qu’il y avait du monde devant l’accueil. Je dois avoir l’air fine avec mon gros ventre, mes larmes aux yeux et le fait que je me tienne aux murs lorsque j’ai des contractions! Et puis je m’en fous, il faut que je me concentre sur ma respiration.
Arrive enfin un monsieur. Juju explique la situation. Il me demande si j’ai perdu le bouchon muqueux (oui), si ma poche des eaux à percer (oui fissurée je pense), si j’ai envie de pousser et depuis quand (oui mais je n’en sais rien). Cette personne prévient par téléphone les sages-femmes qu’il va accompagner une femme sur le point d’accoucher. Il nous demande de patienter, me propose de m’asseoir mais je ne suis pas à l’aise assise donc je reste debout. Il me demande si je suis capable de marcher ou si je préfère y aller en fauteuil. Mais je préfère marcher, ce qui me permet de gérer mes contractions et je suis plus à l’aise debout. Il galope dans les couloirs, je le suis… à mon rythme! Une fois arrivé, Juju doit se mettre en blouse, charlotte pendant qu’il m’accompagne jusqu’aux sage-femmes.
On m’amène dans une salle de pré-travail. Une sage-femme et une autre personne me propose de m’installer et de faire pipi dans un petit pot avant. Je tente et ressors aussitôt des toilettes. Je ne peux pas, j’ai envie de pousser. La sage-femme me dit qu’elle va m’ausculter parce que ça parait être pour bientôt!

Il est 17h, cela fait quelques minutes que l’on est installé dans la salle de pré-travail. Elle m’ausculte donc, je suis dilatée à 6. Elle envoie Juju faire rapidement mes étiquettes (merci l’administration!) et prépare les affaires. Je lui ai expliqué que je souhaitais vraiment essayer d’accoucher sans péridurale et donc d’être accompagnée dans ce sens. Du coup, elle a été me chercher un ballon et me propose « une galette » (objet que je ne connaissais pas). La galette me soulage un peu le bas du dos mais je n’utilise pas le ballon. A la maison, je n’arrivais pas parce que mes contractions étaient moins gérables pour moi sur le ballon. Juju est donc parti.
J’ai deux nouvelles contractions où j’ai envie de pousser. Elle me réausculte. Je suis dilatée à 9, avec la poche des eaux qui est devant, bombée et prête à exploser et Bébé juste derrière. Elle me dit que si la poche éclate, Bébé va arriver. Je lui dis qu’elle a intérêt à tenir encore un peu, je veux que le Papa soit avec moi!
Juju arrive enfin (il a pourtant été très rapide mais ça m’a paru très long!). Puis quelqu’un entre pour dire que « ça y est, la salle d’accouchement est prête ». La sage-femme explique que je suis sur le point d’accoucher et moi que je ne veux/peux pas bouger! On reste donc en salle de pré-travail.
On explique à la sage-femme que je veux essayer d’accoucher sur le côté comme nous avons vu en hapto. Elle nous dit « pas de problème, vous allez nous montrer ». On s’installe et je commence déjà à pousser. Elle me perce la poche des eaux. C’est assez surprenant, je sens qu’elle explose partout (et surtout sur la sage-femme!!). Et me voilà à pousser pour que Bébé puisse sortir.
Je ressens et vis chaque contraction. Je sens une force que je ne connaissais pas qui me permet de pousser. Juju m’aide et me soutient. Au bout d’un moment, la sage-femme me dit qu’il faut accélérer un peu, Bébé fatigue. Elle me propose de passer sur le dos pour arriver à pousser plus fort. Je pousse, je sens Bébé qui descend, prêt à sortir mais pas encore tout à fait.

A priori Bébé fatigue et n’arrive pas encore à sortir. La sage-femme m’explique qu’il va falloir accélérer un peu et pousser hors des contractions en plus (chose que je n’arrive pas!) sinon on va être obligée d’appeler le médecin. Je lui dis que je ne veux pas (mais elle le sait et veut aussi que l’on y arrive sans!). Je n’ai pas envie d’avoir une épisio, je n’ai pas envie que l’on me sorte des forceps ou je ne sais quoi! Non, je veux y arriver!
« Aller, on essayer encore une fois » mais je n’arrive pas à pousser correctement hors des contractions (ce n’est tellement pas naturel!). Après deux/trois dernières fois, Bébé sort. La sage-femme lui a donné un petit coup de main et lui a dégagé son menton pour sortir. Je sens sa tête, suivi du retournement de son corps. C’est très émouvant. Je vais à sa rencontre et le pose sur moi.
Je suis toute émue et Juju aussi. Bébé est là, sur moi. Manolo, c’est le prénom que nous lui avons choisi et donné. Manolo, notre petit Manolo.

Je me sens fière et heureuse. Fière d’avoir réussi à accoucher sans péridurale mais surtout d’avoir été actrice de cet accouchement, d’avoir tout senti et géré (bien qu’il y ait deux trois petites choses n’étaient pas vraiment comme j’avais voulu). Fière d’avoir pu mettre au monde mon enfant, d’avoir eu le soutien de Juju pour l’accueillir. Et heureuse de le rencontrer… Cette naissance, c’est celle que j’avais imaginé et rêvé. C’est comme ça que j’avais envie de mettre au monde Manolo…

naissance manolo accouchement sans péridurale physio

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♥ Manolo ♥

Petit Manolo tu es arrivé parmi nous un joli jour d’octobre.
Il faisait aussi chaud qu’en été, le ciel était bleu et le soleil brillait.
Je trouvais que c’était une journée accueillante pour toi.
Depuis plusieurs jours déjà, je savais que ton arrivée s’approchait à grand pas.
Et puis tu as décidé que c’était le bon moment après 9 mois passé dans mon ventre.
Nous t’avons accueilli au mieux avec beaucoup d’amour.
Cela fait un peu plus d’une semaine que tu es parmi nous.
Bienvenue Petit Manolo

Naissance Manolo tinylasouris

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Mon accouchement rêvé ♥

Dès ma première grossesse, j’ai commencé à penser à mon accouchement, à l’imaginer voire même à le fantasmer! J’avais envie de naturel, de physio, de respect de mon corps mais aussi de celui de Bébé…
Et puis lors de ma première grossesse, le verdict est tombé: ça sera une césarienne programmée! Tout s’est effondré autour de moi, j’ai mis énormément de temps à l’accepter, à pouvoir en parler sans pleurer. Mais j’ai eu cette chance de pouvoir m’y préparer quand même, avec mon haptothérapeute ainsi que ma sage-femme.

Pour cette deuxième grossesse, j’ai pu envisager une naissance par voie basse dès le début. Quel plaisir et en même temps, j’avais peur! Je n’y connaissais rien puisque même ma première préparation à l’accouchement tournait autour de ma césarienne.
J’avais donc très envie de découvrir ce qu’était un accouchement et en même temps, très peur de cet inconnu… Mais j’ai envie de le connaitre cet inconnu, de l’affronter, de le rencontrer. Nous avons tout à apprendre l’un de l’autre.

Je me reprends à rêver. J’ai envie d’un accouchement physiologique. J’ai envie d’accoucher sans péridurale. J’ai envie d’avoir besoin au minimum du corps médical. J’ai envie de peau à peau. J’ai envie d’un moment unique et magique. J’ai envie d’être en osmose avec Juju. J’ai envie d’arriver à gérer la douleur. J’ai envie d’un accouchement parfait.

Mais je sais que c’est jamais comme on se l’imagine. Même si on s’y est préparé, on ne peut pas prévoir.

Alors on espère, on se prépare un peu malgré tout à plusieurs possibilités, on patiente, on y pense et puis on verra bien! Mais ça sera peut être mon dernier accouchement et j’aimerais vraiment pouvoir vivre un accouchement par voie basse comme j’en rêve…

Je m’entraîne à « avoir deux enfants » avec ma petite nièce Talia!
085

Article écrit fin septembre

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Elles m’ont accompagnée

Il y a des personnes qui nous suivent, nous accompagnent et jouent un rôle important dans notre vie, même si ce n’est que pendant une période. Durant la grossesse, ces personnes sont d’autant plus importantes à nos yeux puisqu’elles nous ont suivies, guidées, soutenues, rassurées et accompagnées dans le chemin qu’est l’enfantement.

Je pense principalement à ma sage-femme et mon haptothérapeute. Lors de ma première grossesse, elles étaient là pour moi, pour Misha, pour notre couple, pour nous accompagner. Cette première grossesse avait été un peu différente, plus compliquée et plus suivie. Ce soutien j’en avais d’autant plus besoin. Ces deux personnes m’ont beaucoup aidée à accepter ma césarienne qui était programmée et surtout à m’y préparer. Elles ont aussi été présentes pour Juju, Misha et moi une fois que Misha était née.
Notre haptothérapeute m’a permis de mieux vivre tout ce qui c’était passé , notre séparation et de voir les choses sous un autre angle. Elle nous a aussi accompagnés en post-natal dans la façon dont on pouvait accompagner et soutenir Misha d’un point de vue motricité mais bien plus encore.
Ma sage- femme avait été très présente face à mes questions, mes douleurs, mon besoin d’être rassurée . Elle était toujours disponible quand j’en avais besoin, prenait le temps de me recevoir, de m’écouter, me rassurer… Elle me tendait à chaque fos sa boîte de mouchoirs 🙂

Et puis j’ai été de nouveau enceinte et je savais que c’était avec elles que je voulais être accompagnée dans cette nouvelle grossesse. Ma sage- femme m’a de nouveau suivie. J’ai eu moins besoin d’aller la voir, moins besoin d’être rassurée mais elle était la, toujours présenté et disponible ( sa boîte de mouchoirs jamais loin!). C’est avec elle que nous avons pris nos cours de préparation à l’accouchement puisque j’avais de nouveau tout à apprendre et découvrir.
Retourner voir notre hapto était aussi une évidence. Notre entourage était souvent surpris  » mais vous y retournez? Pourtant vous en aviez déjà fait pour Misha ». J’avais envie de retourner la voir, envie de prendre ce temps, Juju et moi autour de Bébé ( surtout pour une deuxième grossesse ou on a moins le temps) et puis nous avions un peu oublié certaines choses. Je ne regrette vraiment pas d’avoir d’y être retournée. Elle nous a aussi aidé pour préparer la naissance de Bébé, à deux, en proposant une vraie place à Juju, nous permettant de former une  » équipe » dans ce passage à venir où les papas sont souvent passifs et dépassés! Avec elle aussi j’ai beaucoup pleuré lors de nos dernières séances, cette préparation me renvoyait beaucoup de choses de ma première, que je n’avais pas pu vivre ou qui ne s’était pas passée comme prévu. Beaucoup d’émotions qu’elle a su accompagner et m’encourager à sortir. C’est d’ailleurs ça que j’aimais beaucoup avec elle, je pense que sa formation de psychothérapeute lui apporte un regard different sur les choses et m’aident aussi à mieux les comprendre et les vivre.

Ces deux personnes ont vraiment été très présentes pour moi dans ce passage de vie qu’est et la grossesse et la naissance. Deux moments très forts et importants dans ma vie.
Et puis à elles aussi j’ai du leur dire « au revoir » puisque nous déménageons à 800km de là. Nous nous sommes pris dans les bras, nous nous sommes fait la bise. Je leur ai promis de leur donner des nouvelles de nous, de notre famille et de la naissance de Bébé. C’était dur de les laisser « en cours de route », j’aurais voulu pouvoir les avoir près de moi jusqu’à la fin de ma grossesse. A plus de 8 mois de grossesse je vais devoir retrouver de nouvelles personnes de confiance pour m’accompagner dans ces derniers moments.
Et j’ai pleuré en leur disant au revoir… Pleuré de tristesse de les laisser après avoir partagé des moments si forts, pleuré de bonheur d’avoir eu la chance de les rencontrer, pleuré de peurs pour la suite pleine d’inconnu pour moi, pleuré de ce mélange d’émotions que l’on ressent souvent durant la grossesse …
Merci à elles d’avoir toujours été présentes quand j’en ai eu besoin…

haptonomie

Article écrit mi-septembre

 » Maman pleure » -Au revoir-

Et voilà, nous y sommes… Il y a à peine plus d’un mois nous apprenions que Juju était pris à un nouveau travail dans le sud de la France. Nous avions donc moins de deux mois pour tout organiser: trouver un nouveau logement, rendre le notre, préparer nos affaires, déménager, nous installer… Et tout ça, enceinte de 7/8 mois.

Cela nous a demande beaucoup d’organisation, de préparation et de stresse. Mon entourage me trouve  » plutot bien et pas trop stressee ». J’essaye de gérer et je pense à Bébé qui ressent mes émotions, je me contrôle comme je peux, pour lui et Misha.

Nous avons aussi du faire une préparation à la naissance accélérée en 3 cours ainsi qu’un dernier cours d’hapto auquel je tenais aussi.

Et depuis une semaine, nous sommes dans la période que je redoutais depuis le début, les  » au revoir »
Je n’ai jamais trop aimé ça. Ce n’est pas évident de dire  » au revoir, on se reverra bientôt… ». On ne sait pas quand on se reverra, on sait que l’on se reverra peu et que l’on sera loin.

Et bien c’est dur pour moi. Des larmes coulent très souvent ces temps ci sur mes joues. La famille et les amis veulent nous voir  » pour se dire au revoir », alors on passe un dernier moment ensemble, on discute, on rit, on parle et vient le moment, celui qui m’a déjà donné les larmes aux yeux rien que d’y penser. On se quitte, se fait la bise, se prend dans les bras et je pleure déjà. On se promet de se donner des nouvelles, de venir se voir régulièrement…
C’est notre choix de partir « si loin » et pourtant ce choix n’est pas toujours facile. Je sais que l’on sera bien la bas, que la vie sera aussi agréable mais on sera aussi loin de ceux que l’on aime…

Je pleure… Oui on se donnera des nouvelles, oui on se reverra mais il y a toujours cette sensation des 800km qui nous séparent et nous éloignent. Ces 800 km donnent l’impression d’être loin, très loin bien que certaines personnes je ne les voyais pas plus souvent que je ne les verrais, je serais  » loin ».

Je n’ai jamais aimé les départs et les  » au revoir » et je sais que maintenant ils seront plus fréquents, il va falloir que je m’habitue. Mais je pleure toujours…
En ce moment, Misha m’observe et me dit souvent  » maman pleure », oui ma Chérie, je pleure parce que je suis émue et un peu triste de dire au revoir aux gens, mais je suis contente que l’on aille dans notre nouvelle maison.

Photo prise cet été à Argeles, ma Chiqui face à la mer.

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D’ici un mois tu seras là…

Il se passe tellement de choses en ce moment, que je n’arrive pas à réaliser que d’ici un mois tu seras là, parmi nous!
Les dernières sont passées tellement vite que le temps m’a filé entre les doigts, tellement occupée et préoccupée par plein de petites choses.
D’ici quelques jours, nous partons dans le sud pour notre « grand changement » de vie et tu participes à ce grand changement.

Je profite des derniers moments de grossesse pour être en osmose avec toi, te sentir bouger et te déplacer sous mes mains. J’aime quand tu réponds à mes sollicitations. Tu es toujours très actif dans mon ventre, te baladant d’un côté et de l’autre. Nous allons aussi avoir notre dernier cours d’hapto cette semaine. Un moment unique où l’on se pose autour de toi et où on verra un petit peu comment t’accueillir au mieux.

D’ici un mois, nous serons bien installés dans notre nouvelle maison, nous aurons préparé ta chambre et je n’aurais, à mon avis, malheureusement pas encore eu le temps de décorer. Ta grande soeur aura aussi sa nouvelle chambre et je pense que le fait de voir la tienne lui permettra aussi de te faire une plus grande place dans la famille. Elle se prépare tout doucement à ton arrivée en jouant avec ses poupées et en s’occupant de votre cousine Talia!

D’ici un mois, notre vie sera complètement chamboulée par ton arrivée. Nous allons devoir prendre nos repéres, apprendre à nous connaitre, trouver notre nouveau rythme, trouver chacun notre nouvelle place… Papy et Mamy seront présents à nos côtés pour nous aider un peu 🙂

D’ici un mois, je ne te porterais plus dans mon ventre mais je te porterais dans mes bras. Je ne t’alimenterais plus par le cordon ombilicale mais je te nourrirais par mes seins. Je ne te bercerais plus à travers mon ventre mais je te bercerais contre moi, dans mes bras. Tu n’entendras plus ton Papa, ta soeur au loin mais tu les entendras auprès de toi. Tu ne sentiras plus Tia -notre chat- t’écraser et te ronronner dessus mais elle te tournera surement un peu autour!

Photo de Vanessa N Photography

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D’ici un mois, tu seras parmi nous et nous t’accueillerons au mieux, avec beaucoup d’amour et de bienveillance…

♥♥♥

Suppori: le porte-bébé toujours à porter de mains

Depuis sa naissance, Misha a été énormément portée en porte-bébé physiologique. Le porte-bébé ne représente pas seulement un moyen de locomotion lors de nos sorties, pour nous c’est bien plus que cela. C’est le plaisir d’avoir Misha près de nous, qu’elle puisse voir les mêmes choses que nous (et pas des pots d’échappements à hauteur de poussette!) et pouvoir continuer de discuter avec elle. Bref, le portage fait parti de notre quotidien.

Bien que Misha marche maintenant depuis presque 10 mois, lorsque nous sortons, il lui arrive parfois de fatiguer et de demander à être portée… Et là, c’est moi qui fatigue vite si je n’ai pas pris de porte-bébé 😀 Cependant, jusqu’à présent, je ne pensais pas toujours à prendre un porte-bébé et parfois même je faisais le choix de ne pas m’encombrer avec un! Mais ça c’était avant…

Avant qu’un suppori vienne changer ma vie -enfin au moins mes sorties-!
J’imagine que le mot « suppori » ne parle pas à tout le monde (enfin, non pas vous mes copines porteuses!). Le suppori est un porte-bébé asymétrique qui respecte la physiologie de l’enfant mais aussi du porteur. Je pense que c’est un des plus petits porte-bébé et des plus légers. Comme c’est un porte-bébé asymétrique (il se porte donc sur une seule épaule), il est surtout utilisé pour de l’appoint. L’année dernière, je l’avais emprunté à l’association de portage avec laquelle j’avais pris des cours. Il ne m’avait pas quitté de l’été et m’avait bien manqué lorsque j’avais du le rendre (si vous voulez revenir un an en arrière, il y a des photos de Misha et moi en suppori ici)

Testé (et approuvé) par Tata Salomé! Misha s’y serait bien endormie!
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Il a quatre avantages principaux qui ne sont pas des moindres:
* Il est compact et léger (seulement 80gr… surement moins lourd que mon téléphone portable!)
* Sa matière (100% polyester tricoté) le rend aussi léger et aéré. Il est donc parfait pour l’été et lorsqu’il fait chaud!
* Il est vraiment simple d’utilisation, il n’y a aucun noeud ou réglage à faire! Tout le monde peut l’utiliser sans problème!
* Il peut être utilisé dans l’eau et sèche très vite.

Tout petit riquiqui, léger.. parfait pour être glissé dans un sac à main ou dans un poche!
suppori

Lors d’un petit coup de mou de Misha (j’ai du mal à la porter longtemps dans les bras, ça me fatigue trop!), je l’ai mise dans le suppori. Deux minutes après elle dormait! Et elle était tellement bien installée que je n’avais même pas besoin de la tenir, son dos était bien arrondi!
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Je crois qu’à partir de là tout est dit (mais vous pouvez trouver plus d’information sur le suppori ici). En tout cas, j’ai tout de suite été sous le charme. Mon suppori est désormais toujours dans mon sac à main, il prend tellement peu de place et est tout léger. Ainsi, je suis toujours opérationnelle pour porter Misha lorsqu’elle me le demande.
Pour l’été, je le trouve top. J’ai bien moins chaud avec que lorsque je porte Misha en sling. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le tester en baignade mais j’ai eu de très bons échos sur son utilisation dans l’eau. Une chose est sûre, il doit sécher très vite!
Pour l’utiliser, il suffit de l’enfiler en bandoulière et d’installer ensuite l’enfant dedans. C’est vraiment simple. Il faut juste veiller à toujours avoir un bras derrière le dos de l’enfant, chose que l’on fait naturellement en fait. Le poids de l’enfant est réparti de manière uniforme et confortable sur l’épaule du porteur. Cela dit, cela reste un porte-bébé d’appoint pour soulager les bras (et le dos de l’adulte) mais je ne ferais pas une randonnée entière avec! On peut l’utiliser lorsque l’enfant sait s’asseoir seul (plus ou moins 6kg) jusqu’à 13kg.

Avec Tata Alice, après une sortie shopping
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Le seul petit point que je trouve dommage c’est qu’il n’est pas réglable. C’est à dire qu’il faut le choisir suivant la corpulence du porteur. Mon suppori est donc adapté pour Misha et moi mais ne convient pas à Juju. Bon, cela dit, Juju l’utilise aussi parfois, Misha y est juste « plus haute » que lorsqu’elle est avec moi et ma mère l’utilise aussi (et dans ce cas, Misha est un peu plus basse 😛 ).

Un suppori se cache sur cette photo…
Lors de ses derniers examens à l’hopital, il nous a permis de traverser l’hôpital plusieurs fois dans la journée sans fatiguer!
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Une fois de plus, ce porte-bébé a été utilisé par plusieurs membres de ma famille et il est approuvé 🙂 Ma mère me demande même de le lui laisser lorsqu’elle garde Misha. Elle le trouve tellement simple d’utilisation, léger et top pour dépanner lors de ses virées shopping!
Et Misha y parait aussi bien puisqu’elle s’y est déjà plusieurs fois endormie 🙂

Même enceinte, on peut porter!
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Bref, j’ai complètement adopté mon suppori et c’est pour moi un basique toujours glissé dans mon sac, il reste à porté de main!

Porte-bébé offert par Babilol, merci!

Nos souvenirs de vacances ♥

Cela va bientôt faire un mois que nous sommes rentrés de vacances. Le temps passe si vite en ce moment et les vacances me paraissent déjà bien loin et pourtant je n’ai pas repris le travail!
Lors de ces vacances, j’ai essayé de faire au fur et à mesure un « cahier de vacances » à Misha. J’ai imprimé (merci Juju qui me le faisait et m’envoyait ensuite les photos puisque je n’avais pas apporté notre imprimante 🙂 ) une petite partie des photos que je prenais depuis mon téléphone. Je les ai collées dans un cahier que j’avais acheté avant de partir en vacances, en y rajoutant des petits dessins, couleurs, tampons et textes très courts pour garder tous ces petits moments passés ensemble en mémoire. Surtout que c’était ses premières vacances avec sa Mamy et son cousin Noah. Ce cahier est aussi un super support à la communication pour Misha. Elle aime le regarder, raconter ce qui c’était passé… Et lorsqu’à la fin de nos vacances, nous sommes allés voir nos familles, j’ai trouvé ça super qu’elle puisse leur montrer et surtout raconter tous ces petits moments. Surtout que normalement, Misha met beaucoup de temps à aller vers les autres et à leur parler (alors qu’à la maison elle nous parle beaucoup). Je crois que ce cahier, SON cahier lui a donné un peu confiance et envie de partager un peu de ses vacances!
Je ne pensais pas qu’il aurait tant d’importance pour elle!

cahier de vacances souvenirs tinylasouris

Et puis durant les vacances, j’ai pris pas mal de photos, comme d’habitude mais j’ai aussi fait de courts films dans le but de faire un montage vidéos comme je lui fais chaque mois (oui, j’ai un peu de retard…). Autant, je ne re-regarde jamais mes vidéos une fois qu’elles sont faites et mises sur mon ordi, autant on regarde très souvent les montages vidéos que l’on a pu faire. J’aime tous ces petits moments courts du quotidien! Les vidéos permettent vraiment de se rencontre compte de l’évolution!
Et sur cette vidéo des vacances, je trouve que l’on retrouve vraiment ce qu’elle a aimé: jouer dans le sable, courir sur la plage, partout tout le temps, rouler avec sa draisienne dans les flaques d’eau (je suis un peu déçue, je me suis rendue compte que je n’avais pas fait de vidéos après sa troisième fois où elle a fait de la draisienne et donc où elle avait bien pris confiance!), gouter l’eau (avec sa main trempée dans l’eau et mise à sa bouche non-stop), courir du bord de l’eau jusqu’à moi puis repartir sur le bord puis revenir aussitôt, puis repartir/revenir…, regarder la carte « papa travaille ici, mer ici, maison là… », jouer tous les matins avec son ombre et essayer de faire l’ombre du loup comme moi…

De jolis souvenirs que l’on gardera en tête mais que les photos et vidéos compléteront bien et permettront de partager!

C’était ma participation aux mardis tout doux de Maman@home.

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J’ai tout à découvrir {accouchement}

Je suis peut être enceinte pour la deuxième fois mais j’ai tout à découvrir. Pour ma première grossesse, dès le début, je m’étais imaginée accoucher par voie basse tout simplement. Mais très vite, lors de mon 5ème mois, les choses ont changé et il a été question de césarienne suite à des complications que j’avais. Et là, tout à basculé pour moi. Je me voyais déjà accoucher le plus naturellement possible, avec un projet de naissance un peu physio… et d’un coup on se met à me parler de césarienne. J’ai eu la chance d’avoir 4 mois pour m’y préparer et cette césarienne, je l’ai plutôt bien vécue, grâce à l’accompagnement de ma sage-femme et de notre haptothérapeute.

Et aujourd’hui, à quelques mois de donner naissance à un deuxième enfant j’ai cette peur. Cette peur surement un peu bête mi-fondée, mi-« sans sens »… J’ai l’impression que je devrais déjà savoir donner naissance à un enfant. C’est mon deuxième enfant donc je suis censée « savoir accoucher ».
Je sais que c’est un peu bête et en même temps ce sentiment revient souvent vers moi.

grossesse 7 mois et demi attendre un deuxieme enfant 30 31 32 33 SA ventre grossesse babybump pregnant pregnancy photos grossesse femme enceinte

Je vais donner naissance pour la deuxième fois et « je ne sais pas faire ». J’ai tout à apprendre, à découvrir.
Même s’il y a beaucoup de choses qui se feront spontanément le jour venu, je dois aussi m’y préparer. Je reviens vers ce qui m’attirait lors de ma première grossesse: un accouchement physiologique dans le respect au maximum de mon corps et de celui de Bébé. J’aimerais pouvoir l’accueillir tout en douceur, naturellement…

Pour cela, je peux compter sur ma sage-femme avec qui nous venons de commencer une préparation à l’accouchement. Elle connait mes envies, elle sait ce que je souhaite et essaye de nous y accompagner au mieux. Elle m’apporte des éléments de réponse à mes questions, elle nous apporte d’autres éléments auxquels je n’avais même pas pensé.
Elle nous guide et nous accompagne dans le sens que l’on souhaite. Je pensais faire un projet de naissance et elle nous a conseillé de ne pas arriver avec un « projet tout prêt, tout écrit ». Elle nous a conseillé de plutôt être à l’écoute des personnes qui vont nous accompagner pour pouvoir leur faire part de nos envies sans les imposer ou arriver en « nous on sait ce que l’on veut, on connait mieux que vous »! Plutôt que de dire « je veux accoucher sans péridurale », expliquer que « l’on a prévu plusieurs ressources pour gérer et accueillir « la douleur » et que l’on aimerait pouvoir les utiliser au maximum pour ne pas avoir recours à la péridurale. Et que l’on aimerait être accompagné dans ce sens là…’. Elle nous partage son expérience et son savoir faire qui me parlent beaucoup.
Elle guide aussi Juju dans le rôle et la place qu’il peut prendre lors de l’accouchement (non, pas juste spectateur).
Et puis nos cours d’hapto nous apportent aussi des éléments pour faire accueillir la douleur, pour accueillir cet enfant comme nous le souhaitons, au mieux.

grossesse 7 mois et demi attendre un deuxieme enfant 30 31 32 33 SA ventre grossesse babybump pregnant pregnancy photos grossesse femme enceinte (2)

Nous avons donc tout à découvrir de l’accouchement par voie basse. Nous nous y préparons petit à petit. Et j’ai besoin de cette préparation pour pouvoir m’y sentir prête. J’aime avoir des éléments sur ce qui va se passer, comment l’appréhender pour mieux le vivre… ça doit venir de ma nature stressée 🙂
Et le jour où nous accueillerons Bébé, tout sera surement différent de ce que nous avons imaginé, je n’en doute pas!

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